Le ByBiSix est allé à la rencontre de deux jeunes engagées du Lycée : Alicia et Juline, qui font partie du groupe OxfAmnesty. Depuis la rentrée de novembre, elles organisent des animations, à toutes les récrés de 10h au Biéreau, pour sensibiliser à la coupe du monde au Qatar.
Comment avez-vous entendu parler de ce qui se passe au Qatar ?
Juline : Des professeurs ont amené le sujet. Notamment Monsieur Fiasse, Monsieur Hainaut, Mme Vermeyen et Madame Rahir. Ils nous ont proposé le projet, il y a déjà un an. On a ensuite eu des réunions avec eux, on a creusé le sujet, on s’est documenté sur le site d’Amnesty, etc.
Qu’est-ce qui vous motive dans ce projet ?
Alicia : sensibiliser, faire bouger les choses, même si c’est compliqué. En parler c’est déjà un changement.
Pourquoi cette cause vous touche-t-elle ?
Alicia : C’est l’humanité qui est touchée. Il y a eu beaucoup de morts. C’est encore plus choquant que ce soit un évènement aussi grand et conséquent ; tout le monde est au courant mais personne ne fait rien et on va quand même regarder les matchs. Ça leur fait donc plein de thunes alors que beaucoup de vies ont payé pour ce projet et il y aussi le climat qui va être bien impacté, avec la climatisation du stade notamment.
Etes-vous satisfaites de l’accueil que les élèves réservent à vos activités ?
Juline et Alicia : Je pense que les gens ne comprennent pas trop et certains ne sont pas très respectueux. Il y en a, durant l’action, qui ont shooté dans la balle extrêmement fort alors qu’on était derrière à tenir les goals, ils veulent se montrer. En fait, ils sont plus venus pour s’amuser que par intérêt au sujet. Il y en a même qui sont venus critiquer l’animation, ils nous ont dit “Vous savez ça ne sert à rien ce que vous faites” pour ensuite shooter la balle de l’autre côté de la cour. Ou certains nous disent “On n’en a rien à foutre” quand on passe dans les groupes. Mais c’est seulement quelques personnes, généralement ça se passe bien.
Est-ce que vous pensez que la répétitivité de vos actions à propos du Qatar permet d’être plus sensibilisé ?
Juline : On a commencé le projet l’année passée, on avait fait un quizz et les élèves avaient beaucoup aimé. Je pense que, cette année, c’est une piqure de rappel. C’est positif mais le fait que ce soit tous les jours commence à gonfler les élèves. C’est peut-être trop oppressant.
Oxfamnesty propose d’autres actions dans l’école ; n’hésitez pas à vous couper une mèche de cheveux en soutien aux femmes iraniennes ! Près du bureau de la direction, vous pouvez les déposer.
Il y a aussi leur compte instagram oxfamnesty_lmv à suivre !
Ce lundi 14 novembre, le ByBiSix a assisté au conseil de participation pour vous rapporter ce que vos délégué·e·s y défendent comme projets…
Eléonore Colaux- 4èmes : un distributeur de serviettes hygiéniques placé directement dans les toilettes.
Evidemment, aujourd’hui, l’accueil (sur chaque site) possède ses petites réserves pour aider au “cas où” mais Eléonore précise que certaines filles ne sont pas à l’aise avec cette démarche… Placer des protections hygiéniques dans les toilettes résoudrait ce problème. Une équipe de volontaires, déjà formée, s’occuperait de l’approvisionnement des distributeurs. Le projet débuterait à petite échelle dans le bâtiment des 4-5-6 et, si tout fonctionne bien, il serait étendu. Même si quelques réserves ont été émises du côté des parents concernant le contrôle de ces boîtes (comment éviter les abus ?), le projet a été validé et verra le jour dès janvier.
Eléonore Colaux- 4èmes : un bal de 2èmes pour compenser celui perdu lors de la pandémie.
La représentante des 4èmes joue ici pleinement son rôle de représentation car elle nous a avoué (avant le CP) ne pas ressentir le manque de ce bal… vu qu’elle n’était pas au Lycée en 2èmes ! Le projet a été avalisé mais il doit encore être discuté avec le directeur adjoint du Biéreau, notamment pour déterminer une date et pour trouver un·e enseignant·e encadrant le projet.
Arthur Collet – 5èmes : customiser les toilettes au Biéreau.
Pour défendre ce projet (qu’il avait déjà en tête l’an passé…), Arthur avait réalisé un power point, qu’il a dû présenter directement depuis son ordinateur car le CP n’avait pas la clé du projecteur!
Cette customisation des WC est ouverte à toutes et tous. L’inscription se ferait aux valves. Contrairement aux autres projets présentés, le coût est assez flou car il varierait en fonction des matériaux utilisés. Comme pour le distributeurs de protections hygiéniques, on avancerait pas à pas et les premières toilettes visées seraient celles du –1 du bâtiment des 4-5-6, car ce sont les plus grandes et les plus fréquentées. Pour ne pas que ça parte dans tous les sens, des thèmes seraient imposés (ex: décoration florale, dessins animés,…). Le projet a été validé.
Enguerrand de Salle et Lucie Delacroix – 6èmes : un carnaval des élèves.
L’idée est que les élèves viennent déguisé·e·s en classe le vendredi précédent le congé de “carnaval”! Attention, petite précision tout de même, on ne peut pas venir avec un déguisement qui nous empêcherait de suivre les cours. Les déguisements minimalistes seraient tout à fait acceptés (ex: un chapeau rigolo) et, si vous n’avez pas envie de vous déguiser, alors vous ne le faites pas ! Le CP a besoin d’un délai supplémentaire pour valider ou non cette activité car les professeur·e·s estiment ne pas pouvoir s’exprimer au nom de leurs collègues sur ce point sans les consulter. En effet, il semblerait qu’il s’agisse d’un sujet délicat en raison de débordements dans le passé. Mme Dromelet clôt le sujet en annonçant que la direction demandera au conseil d’entreprise (CE) de se positionner sur ce point car cela touche les conditions de travail.
Enguerrand et Lucie n’ont pas eu le temps de présenter le second projet des rhétos. Ce sera chose faite lors de la réunion de janvier du CP.
Emilie Roose – 2èmes : un pull d’école pour les 50 ans du Lycée.
Nos délégués et les étudiants qu’ils représentent ont, c’est sûr, beaucoup d’idées ! L’association des parents soutient ces projets et lancent un appel à projets avec un budget à la clé.
Ce dimanche 13 novembre, votre BybiSix était dans les coulisses du cabaret, derrière le rideau de la scène (enfin presque) : il a tendu son micro à quelques artistes… stressé·e·s ou excité·e·s.
Désolée, une fausse manipulation nous a fait perdre cette vidéo!
Après le témoignage sur sa rentrée, nous retrouvons cette élève de première dans la découverte du secondaire. Pour lui permettre d’être la plus libre possible dans ses propos, nous garderons son identité anonyme.
Chapitre 2 : Le premier bulletin.
Depuis plus de deux semaines, on s’applique aux contrôles sachant que tout compte pour notre bulletin. Notre PREMIER bulletin, le plus important. Non pas pour les raisons dont l’école vous baratine les oreilles, mais parce que ça sera celui auquel les parents feront le plus attention, en concurrence avec celui de décembre et de juin. Le jour des bulletins, on est tous un peu tendu. La plupart voudrait repousser cette date maudite le plus longtemps possible. Une autre partie, plus petite certes, mais tout aussi stressée, voudrait l’avoir le plus vite possible, pour connaître ses points et arrêter de s’inquiéter. Quand le prof arrive, on se regarde en haussant les sourcils devant son absence de réaction. Il commence son cours, l’air de rien, et on attend en se demandant quand arrivera le moment fatidique. Un élève, n’en pouvant plus, lève la main pour demander : “Quand aurons-nous nos bulletins ?” Il répond simplement “A la fin du cours, maintenant reprenons…”
A la suite de cette simple phrase, une impatience nouvelle fait son apparition. Plusieurs élèves soupirent. La fin du cours se passe dans une ambiance de plus en plus tendue. Des regards inquiets et même parfois paniqués sont échangés. Le cours perd presque complètement de son intérêt. Quelques minutes avant la sonnerie, enfin, il distribue les bulletins sans faire de commentaires. Une simple formalité. On découvre des points pour le moins surprenants pour certains. Des sourires et des sourcils froncés se dessinent sur les visages des élèves. On se lève comme un seul homme et on se disperse pour trouver les camarades de classe avec lesquels on est pressé de partager nos résultats. Les commentaires des profs sont criés à travers la salle de classe, avec pour destinataire les amis. Instantanément, la pression disparait de nos épaules. Et même si on a les pires points imaginables, ils sont donnés et on ne pourra les changer qu’au bulletin suivant.
Ce soir-là, à la maison, certains s’écrouleront sur leur lit, en poussant un long soupir. Cette journée fatigante est ENFIN finie. A nous les vacances !
Alors que, ce mercredi 9 novembre, elles étaient dans le rush des répétitions générales, Adèle et Héloïse, 2 des 3 organisatrices du cabaret, nous ont accordé quelques minutes de leur temps si précieux.
ITW et montage de Clarisse Thiéry. Images de Sean Welsby.
Le mercredi 5 octobre dernier, débutaient dans plusieurs salles au Biéreau, les auditions pour la soirée cabaret. Le ByBiSix vous a ramené en exclusivité mondiale ces quelques images…
Damien Dejemeppe est le directeur du Lycée depuis bientôt 15 ans. Avant de remplir cette fonction, il y était déjà professeur (de religion) et en même temps, directeur dans le secteur privé. Il n’a pourtant vécu qu’un seul voyage rhéto : le sien quand il était étudiant. Rencontre avec celui qui coordonne ce délicat dossier.
Une ITW de Cyanne Irakoze.
ByBiSix : Où en est-on actuellement dans l’organisation des voyages ?
Damien Dejemeppe : On a les résultats des inscriptions aux voyages. Cette année-ci, il n’y en aura qu’un seul ! Comme il n’y en a qu’un avec un nombre de demandeurs qui n’excède pas l’offre, ça va être assez simple à gérer puisqu’il suffit que les personnes payent les arrhes, la première tranche à payer. C’est une année facile, pour cette raison ! Ceci dit, c’est assez interpellant puisque ces dernières années, on avait environ 80 à 90% de jeunes qui partaient en voyage rhéto. Cette année – bien qu’il y ait deux voyages avec maximum 150 personnes, ce qui est déjà beaucoup, finalement -, on a 68 personnes qui partent sur 226 rhétos, donc ça veut dire un quart des rhétos. Alors, on peut l’expliquer de différentes manières (on comprendra mieux après), mais il est probable que c’est lié aussi à la crise qu’on connait et que ces voyages coûtent relativement cher : le prix du voyage de cette année-ci, c’est 856€ et comme c’est un voyage non-obligatoire, le fond de solidarité n’intervient pas.
ByBiSix : Il n’y a que 3 inscrits pour le voyage à Barcelone, quelle conclusion en tirez-vous ?
Par rapport au fait qu’on ait choisi un voyage plutôt que l’autre, clairement c’est, je suppose, que les élèves se sont parlés entre eux. Je pense qu’on devrait questionner les jeunes sur ce qui a fait qu’ils ont choisi le voyage de Croatie plutôt que l’autre. Par hypothèse, on a affaire à des personnes encadrantes qui sont plus jeunes et aussi peut-être, le voyage en Croatie est plus ouvert sur autre chose que simplement de la ville. On pourrait retourner les arguments. (…) Ça vaudrait la peine de faire une enquête sur les 68 personnes qui ont choisi la Croatie. Ce ne sont que des hypothèses puisque je n’ai pas de réponses que je formulerai aujourd’hui sur le choix de ce voyage-là.
ByBiSix : Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de l’organisation ?
Ce qui est délicat, toujours, c’est qu’on annonce un dispositif de voyage qui prévoit que, s’il y a trop de demandes par rapport à l’offre, il y aura des tirages au sort. Une autre difficulté prospective, mais qui ne se présente pas cette année-ci, c’est qu’on offre moins de places que ce qu’on avait pu imaginer de la demande. Donc on avait 150 places et si la demande avait été classique, par rapport à celle qu’on recevait les autres années, on aurait pu avoir 180, 190 rhétos qui partent. Donc pour bien expliquer le projet, lors de la séance d’informations, j’ai remis l’état d’esprit du voyage et les balises, les limites du voyage et c’est ça qui est compliqué, chaque fois, c’est réexpliquer dans quel cadre on est, dire qu’on aimerait bien faire autrement, c’est-à-dire offrir un voyage à toutes les personnes qui le souhaitent mais ce n’est pas toujours possible, et ça prend du temps. Dans ma perception, j’avais l’impression d’être très clair dans ce que j’ai proposé et dans les balises du voyage, j’ai organisé une rencontre en auditoire parce que rien ne vaut l’interaction en réel sur ce genre de chose-là, les personnes ont pu poser leurs questions à la fin. Je trouve qu’on avait bien préparé le voyage et je trouve que dans les années ultérieures, il faudra qu’on maintienne cette présentation du voyage en auditoire pour que tous les acteurs décisionnels, les parents et les jeunes, aient une bonne et même information au même moment. Par contraste, ce qu’on a vécu, notamment l’année passée, n’ayant pas fait une présentation en auditoire, on a eu énormément de critiques et d’incompréhension sur nos balises avec des gens qui n’avaient pas nos limites, notre manière de gérer et peut-être même l’état d’esprit du voyage. Quand un projet de ce type-là n’est pas compris, ça génère une multitude d’interventions et parfois d’agressivité qu’on ne souhaite pas rencontrer. Les voyages tels qu’ils sont présents aujourd’hui, avec un opérateur extérieur, différents champs (culturel, détente), c’est ceux qui correspondent bien à ce qu’on souhaite. Ça doit rester, évidemment, des voyages scolaires, ce ne sont pas des voyages privés, et enfin ça restera toujours un voyage soumis à la bonne volonté et à l’engagement volontaire des membres du personnel, on ne peut pas sortir de là. Cette année-ci, on avait constaté qu’on n’avait pas de troisième voyage. On en avait que deux et de ces deux voyages, un a été éliminé par les élèves… comme l’année passée d’ailleurs.
ByBiSix : Yves, dans notre rencontre, évoque une double causalité, la hausse du nombre d’élèves et la hausse des coûts. Avez-vous une autre explication ?
Les causes des difficultés dans l’organisation des voyages c’est, comme j’ai dit, le volontariat du personnel : si je n’ai pas d’équipe, je ne sais rien faire. La deuxième chose, c’est qu’éventuellement, il y ait un excès des demandes par rapport à l’offre et donc le dispositif qui est derrière génère énormément de frustration et parfois de tension entre les élèves eux-mêmes parce qu’on doit les tirer au sort et qu’on les retire d’un voyage. On ne le vit pas cette année-ci donc tant mieux, c’est apaisé. Par rapport au futur, avoir des voyages moins onéreux avec une destination dans un pays étranger, ce n’est presque pas possible sauf à trouver des voyages sans infrastructures hôtelières… On va alors tomber dans des voyages différents, probablement qu’on n’aura plus d’opérateur qui va intervenir et ça, on n’est pas prêt à les organiser. Etant donné que c’est ma dernière année professionnelle, je ne devrai plus reprendre ce flambeau l’année prochaine mais j’ai des mauvaises expériences du passé, qui m’ont fait modifier la structure des voyages : des personnes qui organisaient elles-mêmes les réservations dans des gîtes en montagne, par exemple. Or, sans opérateur, ça veut dire qu’il n’y a pas de centralisation de factures et il y a des problèmes d’assurance. Au contraire, quand on a un opérateur agréé, il y a une assurance sur tout ce qui peut arriver durant un voyage – y compris l’annulation du voyage en lui-même ou des défauts par rapport à un fournisseur, transporteur, etc….. Ça, c’est quand même précieux parce que nous ne sommes pas des voyagistes. Notre métier n’est pas d’organiser des voyages, c’est de les permettre.
Une chose que je n’ai pas mentionnée et qui a été difficile à un moment donné en termes d’organisation, c’est qu’on n’était pas parti sur une idée de charte. Or, je trouve que, dans un voyage de ce type-là, la charte est indispensable pour qu’on se comprenne bien l’engagement de chacun. Dans sa formulation, la charte actuelle montre les responsabilités, ce n’est que du bon sens… mais c’est au moins écrit et ça permet aux encadrants d’avoir un point d’appui par rapport à ce qui pourrait être un dérapage. Faire un voyage sans avoir l’engagement des jeunes qui respectent le cadre alors que le voyage se passe lors d’un congé et à 80, c’est prendre beaucoup de risques. Je ne suis pas sûr aujourd’hui que dans le futur, si on ne repasse plus par ce genre de dispositif avec charte et engagement des jeunes, il y aurait encore des adultes qui partiraient parce qu’ils n’ont pas envie d’être mal menés. Finalement dans la soupe, il y a une série de légumes et chaque légume est important pour que la soupe soit bonne.
ByBiSix : Quelle énergie cela vous demande ? A quel point ça vous prend la tête ?
Ce qui me prend le plus d’énergie, c’est surtout la gestion lorsqu’il y a un tirage au sort. Il y a toute une série de va et vient et de tension. A ce moment-là, il y a aussi des incompréhensions de parents et tout le monde s’en mêle, là ça me prend la tête. Donc, le reste, à partir du moment où je lis les balises qu’on a défini à savoir : l’organisation des voyages avec les volontaires, le choix de voyages, la charte avec les élèves, la réunion d’informations avec tout le monde dans un dispositif avec ce type d’étape-là, c’est gérable. Là où ça dérape souvent, c’est s’il y a des tirages au sort parce qu’il faut gérer toutes les frustrations et parfois les tensions entre les élèves et c’est très lourd. L’année passée ma collègue, Monique Bollen qui est partie début novembre, gérait ça et la personne qui lui a succédé, Caroline Sandron, a encore dû gérer ça en novembre. Je suis très content que pour ma dernière année professionnelle, je n’ai pas à le faire.
Le ByBiSix s’ouvre aux productions que vous réalisez dans le cadre de vos cours. Ainsi, Laure Derenne, professeure de Français en 4ème, a demandé à ses élèves d’écrire sur une oeuvre qui a impacté leur vie. Voici quelques coups de coeur.
Anton : Lose yourself d’Eminem
Quelque chose m’aide et m’accompagne depuis très longtemps. C’est la chanson « Lose Yourself » de Eminem . C’est une chanson qui fait partie de la bande son du film « 8 Miles », qui a remporté un Oscar et un Grammy Awards. Cette chanson reprend toute l’histoire du personnage principal du film, joué par Eminem et qui nous pose cette question : si on avait une chance d’accomplir quelque chose, de saisir tout ce qu’on a toujours voulu en un instant, est-ce qu’on la sasirait ou est-ce qu’on la laisserait passer ?
Cette chanson dit qu’on ferait mieux de se laisser emporter par la musique, de se perdre dans l’instant. Chose que nous n’avons pas beaucoup le temps de faire dans cette société qui nous surcharge, nous remplit la tête de choses dont l’utilité laisse à désirer. On ferait mieux de saisir la seule chance que nous avons et ne jamais la laisser s’enfuir au lieu de suivre le système comme un pigeon. Ces mots ne viennent pas d’une âme révolutionnaire mais d’une âme singulière qui ne se laissera pas emporter, comme beaucoup, par la facilité du système qui ne nous rend sûrement pas aussi heureux qu’on le pense.
Cette chanson m’aide dans beaucoup de moments décisifs. L’exemple est un peu banal mais au hockey, quand le stress me paralyse avant un match, je pense aux paroles d’Eminem qui me détendent et, en même temps, me donnent de l’énergie. Il y a aussi le soir, quand j’en ai marre de l’école et des « problèmes » habituels de la vie : j’enfile mes écouteurs, j’appuie sur « Lose Yourself » et cela me donne de l’espoir, de l’adrénaline.
Daniel : Shingeki no kyokin
Lors du confinement 2020, je m’ennuyais énormément. Je me baladais sur les réseaux sociaux, comme tous les jours et j’entends parler du manga « Shingeki no kyokin » (« L’attaque des titans »). Je ne m’intéressais pas vraiment aux animés ni aux mangas mais je me suis dit « Pourquoi pas ? ».
A ce moment de ma vie, je me cherchais beaucoup culturellement. Je ne regardais rien de précis. Je n’avais aucun style de film, de livre, aucune oeuvre de référence : le néant complet ! Je me cherchais aussi personnellement. Je ne savais pas ce que je voulais faire plus tard. J’étais un spectateur de la vie, un suiveur, je vivais ma vie presque oisivement. Après avoir commencé « SNK », j’étais changé. J’en voulais toujours plus, je passais mes journées devant. Tous les mystères derrière me fascinaient.
Après l’avoir lu, j’en voulais encore, j’ai découvert des dizaines, des centaines d’autres mangas. Toutes ces oeuvres que j’ai regardées m’ont donné ce qu’on appelle la « mentalité shonen ». Une manière de penser et d’agir qui prône le dépassement de soi et la détermination dans tout ce qu’on entreprend. Grâce à ça, je me suis repris en main j’ai commencé à m’instruire, à bien m’alimenter, à faire du sport, …
Louis : Notes pour trop tard d’Orelsan
En 2017, Orelsan écrit une chanson : « Notes pour trop tard » dans laquelle il évoque le passage à l’âge adulte et la confiance en soi. Une chanson où il parle à lui-même et se donne les conseils qu’il aurait aimé recevoir. Cette chanson parle de la période adolescente et du passage à l’âge adulte.
Pendant l’adolescence, nous ne savons pas ce qui nous attend. Nous sommes là, avec nos questionnements et nos doutes. Nous ressentons une multitude de sentiments tellement opposés : colère, amour, tristesse, joie, … Les adultes, plus précisément nos parents, nous donnent nos conseils, essaient de nous comprendre. Tout adulte est passé par là, à une époque différente, et pense pouvoir nous aider mais au final, nous aident-ils vraiment ?
La chanson d’Orelsan se permet un petit côté moralisateur mais qui passe assez bien vu le langage jeune qu’il utilise. Il arrive à exprimer clairement ce que je ressens certains jours. Le fait que ce soit dans le même langage que nous, les adolescents, me touche encore plus ! J’ai parfois l’impression que c’est à moi qu’il s’adresse. A travers ses paroles, je retrouve mes ressentis : les sentiments d’injustice auxquels je dois parfois faire face, mes joies qui laissent place à la tristesse, ma colère intense et parfois inexplicable. Il exprime aussi le fait qu’on ne se sente pas compris. Il dédramatise la chose en disant qu’en fait, personne ne nous comprend. Ce qui me fait sourire car le fait de s’en rendre compte permet de le vivre plus facilement.
Cette chanson m’aide à relativiser les choses, à arrêter de parfois me prendre pour un surhomme, à calmer ma révolte due à cette période compliquée. Son passage sur l’école me parle beaucoup et me fait rire ! Je m’y retrouve … En effet, l’année dernière fut compliqué pour moi et Orelsan insiste bien sur le fait que ne rien faire ne mène à rien (« L’école est un calvaire, y a pas grand chose à faire. Arrêter, c’est partir trop tôt dans une autre galère »). Il parle aussi d’arrêter de se prendre pour une victime ou de se trouver des excuses. Il est vrai que je baisse facilement les bras alors qu’il est important d’aller au bout de ses envies. Bref, cette chanson me fait penser à mon vécu du moment et est un beau message d’espoir pour chacun de nous, adolescent.
Pierrot : Plongée dans l’infiniment grand.
La vidéo « Plongée dans l’infiniment grand », de la chaine Youtube « Balade mentale » m’a beaucoup impacté. « Balade mentale » est une chaine de vulgarisation scientifique créée en 2015 par Théo Drieu et Kévin Fauvre avec pour objectif de rendre la science accessible au plus grand nombre, en l’abordant de façon ludique et décalée. Elle aborde des thèmes comme l’espace, les abysses, les paradoxes, … Que des sujets qui me fascinent ! Depuis 2018, seul Théo continue les vidéos et la chaine compte aujourd’hui 750.000 abonnés.
Je l’ai découverte il y a 3-4 ans, en me baladant sur la plateforme. Ces vidéos m’ont toujours émerveillé, passionné. Elles sont intéressantes et la voix est même apaisante. « Plongée dans l’infiniment grand » est un parcours de 20 minutes à travers l’espace, en commençant à l’échelle humaine pour finir avec des dimensions faramineuses, littéralement, l’infiniment grand. On passe par les planètes, les étoiles, le système solaire, les nébuleuses, les galaxies, la voie lactée, les amas, les clusters, super-clusters et enfin, l’univers. Tout cela, on en a tous déjà entendu parler mais je crois que peu de gens se rendent bien compte des dimensions et des différences de tailles que cela représente. C’est assez bien retranscrit dans la vidéo car chaque étape est comparée à la précédente, qui ne correspond parfois qu’à un point. On a un peu de mal à suivre car même l’échelle de la Terre est dure à se représenter alors imaginez bien plus grand que ça …
Penser à l’infiniment grand effraie certaines personnes qui n’aiment pas en parler. D’autres se posent toujours la même question : « Sommes-nous seuls dans l’univers ? ». Difficile à croire … Moi, c’est un sujet qui me fascine ! Parfois, je me dis que tout ce que nous faisons sur notre petite planète, si on peut dire petite, n’a aucun sens. Que nous pouvons faire tout ce que nous voulons, que nous pouvons tous mourir, ça ne changerait quasiment rien à l’échelle de l’univers. Ça peut paraitre déprimant mais je crois qu’il faut se dire que la vie mérite d’être vécue, que nous n’en avons qu’une et qu’il faut la vivre à fond, profiter de ce court passage qui nous est donné dans l’Univers.
Qu’est-ce que cette vidéo a changé pour moi ? Elle m’a fait apprendre tout un tas de choses que je ne savais pas mais elle m’a avant tout fait réaliser tout ce que je viens de vous partager. Elle m’a fait grandir, réfléchir, elle m’a ému aussi. Bref, je trouve tout cela absolument passionnant et je vous conseille vivement d’aller la visionner.
Clara : Tout va bien
La chanson “Tout va bien” a été écrite par Stromae et Skread. Elle est interprétée par Orelsan et fait partie de son album « La fête est finie », sorti en 2017. Le clip a été tourné à Kiev, en Ukraine. Dans cette chanson, le rappeur dénonce l’hypocrisie de notre société qui semble fermer les yeux sur les problèmes de pauvreté, de violence conjugale ou encore la guerre.
Dans le clip, Orelsan tente de préserver l’innocence d’un petit en lui faisant croire que tout va bien, en lui cachant les problèmes que le monde connait. C’est touchant et en même temps, le clip montre que l’enfant n’est pas dupe. A la fin du clip, le petit garçon dit une phrase en ukrainien. En bas de l’image, il est écrit « Tout va bien », comme si c’était sa traduction. En réalité, cette phrase signifie « Ne croyez pas tout ce qui est écrit ». Je trouve ce sens caché très intéressant. Ça démontre assez bien comme il est simple de nous faire croire ce qu’on veut. Ce clip m’a interpellée et fait évoluer dans ma façon de me créer une opinion personnelle sur la base de ce que j’entends ou de ce que je sais.
« From where I stand, the sun is shining all over the place… » Bonjour! Au programme du ciné-club ce vendredi, un sommet de la comédie musicale : « Singin’ in the rain »!