Les profs chutent à la porte de la finale.

BASKET/ les favoris du tournoi éliminent l’équipe des profs

Peu de public ce lundi 24 janvier 2022 pour assister à la première demi-finale du tournoi de basket… et pourtant le match qui opposait l’équipe de Gilles Vanorlé (pour les profs) et l’équipe de Chris Kanyandekwe (pour les élèves) valait le détour : il a tenu en haleine jusqu’au bout et a été riche de belles actions. Après avoir mené quelques minutes lors de la première mi-temps, les professeurs se sont finalement inclinés 24 à 29. 


Retrouve ci-dessous l’interview des joueurs juste après le match.


Et les voici aussi en photos !

Equipe des profs :  Ludovic Gremeaux, Yves Netens, Vivian Collard, Maxime Denis et Gilles Vanorlé. 
Absent : Thierry Huysse.
Equipe SGF Léon Persoons, Chris Kanyandekwe,  Numa Sauboin, Danniel Decoster et Mounji Mezouar + Ebenezer Kanyandekwe et Mehdi Aghras non présents sur la photo

Un article réalisé par Sean Welsby, Gaspar Lamber et Gabriel Fiorini, avec l’aide de S. Villers et d’A. Serniclaes.

La véritable histoire des oies des Bruyères…

Une dizaine d’oies fait désormais partie intégrante du site des Bruyères, à tel point que certains pans de la cour s’apparentent à un champ de crottes. Le Lycée s’accommoderait-t-il de la situation ? Est-il en train de laisser une partie de l’école devenir le territoire de ces oiseaux ou, au contraire, leur cherche-t-il un nouveau foyer ? Le ByBiSix a enquêté sur le sujet. Voici son récit : 

C’est le 24 mars 2020, par un beau mardi de soleil, qu’un groupe d’une dizaine d’oies fut repéré pour la première fois dans le cagibi des vélos du Lycée, un lieu parfois aussi appelé l’entrepôt de vélos. Les élèves furent scandalisés car les oies avaient laissé de grosses fientes sur les pédales de leur vélo, parfois même sur la selle ou le guidon.  Inadmissible ! Certains élèves étaient aussi apeurés car les oies s’avançaient vers eux, le cou bien tendu et le bec ouvert. Allaient-elles les attaquer ? Leur transmettre une sale maladie ? Bref, pour récupérer son vélo, cela devenait bien galère : des élèves finirent à l’hôpital pour “morsure(s)”, certains s’armèrent de bâtons pour se frayer un passage parmi les oies, la plupart abandonnèrent carrément leur vélo là.  L’épisode le plus marquant fut évidemment l’histoire de cette pauvre Julie de l’option Latin Grec… le 14 avril 2020, fatiguée par une traduction de version particulièrement épique et surtout excédée par le comportement des oies, Julie jeta son reste de tartine  au salami sur les oiseaux. Les oiseaux ripostèrent et s’en prirent à son sac de cours. Dans cette altercation, Julie perdit ses deux fardes et son cahier de math. Par conséquent, un panneau : “NE PAS NOURRIR/ATTAQUER LES OIES (SINON RETENUE)” fut installé par la direction. On songea aussi à interdire les tartines au salami. Les élèves eurent l’impression que l’école défendait les oies et pas eux. 

On imagina aussi laisser le cagibi aux oies… mais alors où ranger les vélos ? Les éducateurs suggérèrent tout bonnement aux élèves de ne plus venir à l’école à vélo mais en voiture comme au bon vieux temps, ce qui ne manqua pas de provoquer un tollé de la Green Team qui, scandalisée, dit : “ Diantre ! Venez à pied nom de dieu !!! Ça ne va pas vous tuer quand même ! ” Elle voulut écotaxer tous les élèves qui arriveraient nouvellement en voiture et non plus à vélo mais cette proposition fut rejetée par l’association des parents. Certains menaçaient même de retirer leurs enfants du Lycée.  Le conseil des délégués eut une autre idée : transformer une partie de la salle des profs en nouveau cagibi à vélos. Proposition qui fut étonnamment refusée par les profs, lesquels, outrés, menacèrent de démissionner pour mauvaises conditions de travail. Le Lycée risquait de perdre à la fois des élèves et des enseignants. On  soupçonna même la direction de vouloir se reconvertir dans l’élevage d’oies, ce qui fut démenti avec vigueur et à maintes reprises :”nous rejetons le gavage… de qui que ce soit d’ailleurs !”

Au plus fort de la crise, les rumeurs les plus folles se mirent alors à circuler sur la nature des oies : certains élèves et professeurs prétendirent que les oies étaient des robots vengeurs envoyés par un ancien élève ayant redoublé de nombreuses fois. On nageait en pleine science-fiction !

Dans le courant de l’année 2021, un groupe d’élèves, agacés, décida de passer à l’acte. Ils disposèrent donc par terre des petits bouts de salami (de chez Aldi) pour former un chemin menant à une cage remplie de tartines. Ils se cachèrent dans les buissons pour observer la scène et refermer la cage quand un maximum d’oies aurait été piégé dedans. Alors que leur plan se déroulait comme prévu, Mme Dromelet, la directrice, surgit de nulle part et leur exigea d’arrêter net leur action. Très remontée, elle leur confia que, depuis que les oies du capitole avaient sauvé Rome en -390, elle vénérait ces oiseaux. Elle n’avait pas été professeure d’Histoire pour rien !  Du coup, elle avait longtemps considéré ces oies comme un don du ciel, capable de protéger le Lycée, mais, les derniers mois lui avaient fait prendre conscience que ces oiseaux divisaient en fait son implantation. Aussi, dans le plus grand des secrets, elle œuvrait pour leur trouver un nouveau foyer… Intrigués, les élèves voulurent en savoir plus : quel était au juste son plan ? Mise en confiance, la directrice leur avoua qu’elle s’entraînait tous les samedis à voler en ULM avec les oies. Son objectif ? Les amener de la sorte au barrage de l’eau d’heure où le Lycée faisait construire une réplique de son cagibi à vélos rien que pour elles. Elle leur parla aussi (en chantonnant) d’un certain Michel Delpech qui finançait en partie le projet mais les élèves ne comprirent pas l’allusion.  Déterminée, elle imaginait dresser les oies pour former un V comme Martin V afin que les oies soient les mascottes du lycée. Mais la SPA dans tout ça ?

Evidemment, tout ceci ne s’est jamais passé. La vérité est que le Lycée cherche une solution pour venir en aide à ces oiseaux.

Madame Dromelet se confiait à nos journalistes :

“On a commencé à les nourrir en décembre après avoir téléphoné à plusieurs associations (dont Birds bay) pour savoir ce qu’on pouvait faire pour les préserver. Comme il s’agit d’oies sauvages, aucune n’a pour mission de les accueillir. On nous avait dit que, par contre, on pouvait les nourrir puisque sauvages.
Nous craignons qu’à terme ces oies fassent l’objet de maltraitances : c’est mignon quand veut faire rapidement une photo mais après … Avec Sandrine, on va encore essayer de prendre des contacts pour voir s’il y a moyen de les préserver d’actes malveillants …. Mais on ne les nourrit plus car elles agaçent beaucoup par leurs bruits, leurs déjections, les dégâts qu’elles occasionnent dans le voisinage, … de plus il y a à nouveau un avis de grippe aviaire, donc on fait attention. « 

Sur une idée originale de Gabriel Fiorini

Ecrit par Gabriel Fiorini et Sean Welsby, avec l’aide de Stéphanie Morsomme et Stéphanie Villers.

Retrouve les oies dans la culture populaire !

En chanson avec Michel Delpech

Dans l’Histoire… avec les Gaulois au Capitole (-390)

En 390 avant J.-C., les Gaulois, emmenés par leur chef Brennus, s’emparent de Rome. Les derniers Romains qui résistent encore sont réfugiés dans la citadelle du Capitole. Alors qu’une nuit, épuisés et affamés, ils se laissent gagner par le sommeil, les Gaulois tentent de pénétrer sur la colline. Mais les oies du Capitole, oiseaux sacrés du temple de Junon, éveillent les assiégés à temps, à grands coups de cris aigus et de battements d’ailes.
En 1471, le pape Sixte IV offre au peuple romain des vestiges antiques qui constituent les premières pièces de la collection des musées capitolins, et associent durablement la colline du Capitole à ses origines antiques. Dans l’un des musées, on trouve une « salle des oies », qui rappellent que ces volatiles ont participé à leur manière à la grandeur de la ville…

Extrait du site français Passerelles, site de culture générale soutenu par la Bibliothèque Nationale de France, la BNF, page consultée le 2 février.

Et ailleurs dans le monde, que dit la règle vestimentaire ?

Pour répondre à cette question, le ByBiSix est parti à la rencontre de trois lycéen(ne)s étudiant à l’étranger : Nelle, élève du Lycée qui a réalisé un échange au pays de l’Oncle Sam cette année et Marion et Sébastien, deux lycéens français.  La règle vestimentaire dans les écoles étrangères (mais occidentales) est-elle si différente de la nôtre ?

Une enquête d’Enguerrand de Salle

Dans l’école américaine de Nelle, la règle vestimentaire est aussi assez floue et n’est expliquée oralement qu’au début de l’année. Certains points se rapprochent des nôtres : pas de croc-top ni de décolleté trop plongeant pour les filles. Du coup, comme chez nous, les remarques sont assez subjectives car elles varient selon les différents professeurs et personnes responsables. Un prof pourra trouver votre tenue décente tandis qu’un autre pourra la trouver offensante et vous « dresscoder » (rappeler à l’ordre au niveau du code vestimentaire). Malgré les remarques, les élèves continuent à violer la règle, ce qui traduit un manque d’efficacité de ce genre de système. Comme souvent, les règles vestimentaires touchent plus les filles et ces dernières ne sont parfois pas d’accord avec ce  dresscodage. Mais, les délégués n’existant pas, les élèves ont donc du mal à se faire entendre même si divers bureaux de plaintes sont mis en place dans l’établissement. Enfin, contrairement à notre école, les joggings/leggings sont admis ainsi que le jeans à trous, ce qui donne parfois l’impression que les élèves sont «restés en pyjama ». 

En France, le constat d’une règlementation floue est la même qu’aux USA mais le code vestimentaire est plus strict. Un élément diffère chez eux : les remarques désagréables sur le style des filles sont assez fréquentes m’a affirmé Marion. « Les garçons qui ne sont pas capables de tenir leur langue et qui ne sont pas assez matures pour comprendre que le problème ne vient pas du côté féminin mais du leur ne sont rien d’autre que des crétins. » tranche Marion. « L’inverse est vrai aussi même si les remarques adressées aux hommes sont plus rares ! »

Certes, notre échantillon d’exemples est mince… mais peut-être que s’inspirer des autres écoles n’est pas la solution : et si on innovait au Lycée ?

Les vêtements font-ils l’identité d’une personne ?

Pour éclairer le lien si personnel qui nous unit à nos vêtements, rencontre avec deux spécialistes : M. Cerchiari, psychologue, thérapeute famillial pour enfants et adolescents et Mme Roberti, psychologue, psychosociologue et psychothérapeute famillial pour enfant et adolescent.

Une interwiew de Clara Veithen.

ByBiSix : Comment comprenez-vous le fait que les adolescents s'habillent d’une certaine manière, mais que les adultes ne respectent pas cela ?

M. Cerchiari : Pour les adolescents -et cela va parfois plus loin que la majorité- se vêtir a un lien avec la recherche d’identité. C’est une manière de se présenter au monde. On a besoin, que ce soit lors de l’adolescence ou même lorsque l’on est adulte, de monter son appartenance, le fait d’appartenir à un groupe. On peut remarquer que, souvent, un groupe d’amis s’habillent de la même manière. Les jeunes cherchent une manière de s’habiller, pas forcément pour plaire ou séduire, mais dans une démarche qui montre que l’on appartient à un groupe par un style. Cela fait partie de l’évolution des jeunes. Il faut l’accepter, car c’est une manière de se construire, de se montrer au monde !

ByBiSix : Souvent, les plus âgés nous expliquent qu’avant l’uniforme permettait de gommer les différences sociales entre les jeunes…

M. Cerchiari : Il y a beaucoup moins de règles maintenant, car elles passaient par notamment l’uniforme. L’uniforme avait pour but de « créer » une forme d’égalité, mais cela ne fonctionnait pas, car la différence de classe sociale va passer par le style du pantalon, la marque des vêtements, des chaussures… Dans des détails qui permettent aux gens en se regardant de savoir à quelle classe sociale les uns et les autres appartiennent. Plus on essaye d’imposer une contrainte plus on pousse les adolescents à être créatifs dans la façon de se différencier !

ByBiSix : Donc plus on imposera une réglementation stricte, plus les élèves de l'établissement seront à l'affût des détails pour se différencier...

M. Cerchiari : Oui. Il vaut mieux chercher à dialoguer, discuter des inégalités, parler des différences pour mieux les gommer. Nier n’est pas le chemin à suivre, le mieux c’est d’affronter ce qui pose problème. Essayer de comprendre pourquoi un jeune s’habille de telle ou telle manière. Qu’est-ce qu’il veut nous dire par là ? Quel est le sens de cette manière de se montrer au monde ? Comment puis-je le comprendre et comment les autres peuvent le comprendre en fonction des normes de la société. Par exemple, un jeune qui vient en bermuda à l’école en plein hiver… Soit, je lui dis que sa tenue n’est pas adéquate en fonction du temps qu’il fait dehors et du cadre scolaire, soit je peux lui demander pourquoi il porte un bermuda, est-ce parce qu’il a chaud ou qu’il ne possède pas de pantalon ou qu’il a juste envie d’être différent des autres… En privilégiant le second questionnement, on construit un dialogue à partir duquel l’ado peut s’exprimer…

Mme Roberti : Parfois, les adultes se positionnent comme si les jeunes ne savaient pas ce qui est décent ou ce qui ne l’est pas. Si on leur demandait ce qui est décent ou ce qu’il ne l’est pas, on serait surpris. Parler de cela avec les jeunes, c’est se rendre compte de ce qu’ils acceptent ou pas et pourquoi…

ByBiSix : Comme monsieur Cerchiari, vous proposez de créer un lieu de discussion pour comprendre les jeunes et ce qu’ils veulent avant d’imposer une règle...

Mme Roberti : Oui, une charte pour bien vivre à l’école par exemple ! Cela évite d’être dans la position binaire de ceux qui savent en opposition à ceux qui ne savent pas ! Quand les jeunes sont invités à réfléchir à comment ils aimeraient vivre ensemble, s’ils s’y engagent, alors ils sont plus impliqués. Cela fonctionne. Cela rejoint la théorie de l’engagement !

ByBiSix : Comment traiter la question du genre dans un règlement vestimentaire ? 

M. Cerchiari : Nous pourrions nous demander pourquoi les vêtements devraient-ils être genrés ? D’ailleurs, on peut se demander quelles sont les réactions qui ont existé lorsque les filles ont commencé à porter des pantalons… il faudrait peut-être poser la question à nos grand-mères… Est-ce qu’elles se sont senties moins féminines parce qu’elles portaient des pantalons ? C’est aussi une question de culture puisque dans certaines cultures, les hommes portent des jupes ou des robes. Je ne vois pas de raison précise qui interdirait aux garçons de porter des jupes ou des robes… Cela n’a rien à voir avec la décence, mais plus avec la culture…

Mme Roberti : Cela rassure la société qui aime avoir des repères, qui aime classer tous et toutes. C’est un leurre, car une fille peut aimer des choses dites « de garçon » et inversement…D’ailleurs, pourquoi avoir étiqueté certaines choses comme faisant partie d’un genre ? Tout ce qui sort de la norme dérange la société, par conséquent, elle essaye de replacer dans la norme tout ce qui en sort. Encore une fois, la société a besoin de tout mettre dans un moule, dans quelque chose de connu ! Les gens ont besoin d’avoir des points de repère, d’être rassurés. Les choses ne changent qu’avec l’expérience et certaines expériences conditionnent l’être humain dans des cases – en l’occurrence – le genre.

ByBiSix : en quoi le fait de porter par exemple de fines bretelles est-il sexualisant ? En quoi cela devrait exciter les garçons ?

M. Cerchiari : Les humains aiment aller voir ce qui se cache ou ce qui est caché… Ce qui n’est pas caché n’est pas offert. Le fait de montrer une partie de sa peau pourrait être interprété comme une invitation par les garçons. C’est de l’ordre de la croyance. Voir les épaules des filles en rue ne transforme pas pour autant les garçons en prédateurs ! Il faut apprendre à tous, filles comme garçons, le respect de l’autre quel qu’il soit et qu’importe la manière dont il/elle s’habille. Le rôle de l’école est d’ouvrir à la diversité, d’ouvrir les esprits pas de standardiser les nouvelles générations. L’école n’est pas une bulle à part, séparée du reste du monde ! Les jeunes doivent être éduqués au respect de chacun. L’école doit être à l’image de la société, elle doit être un lieu où les échanges peuvent avoir lieu, sur des faits qui se sont produits à l’intérieur de l’établissement ou à l’extérieur afin d’apprendre ce qui est respectueux ou non… C’est l’apprentissage de la démocratie.

Tu la connais, toi, la règle ?

En octobre 2021, vous avez été plus de 400 à participer à notre sondage sur « Les vêtements, le ROI et moi ». D’après les résultats, un élève sur deux dit penser à la règle au moment de s’habiller… mais à quelle règle pensez-vous au juste ? Le ByBiSix est parti vous poser la question dans la cour et dans les couloirs.

Bref, une règle non seulement mal connue mais aussi floue, qui provoque des malentendus et des incompréhensions tant chez les profs que chez les élèves !

Interviews réalisées par Aurore De Angelis, Guillaume Bekkers, Charlotte Delmarcelle, Gaspar Lambert, Aliénor Octave et Sean Welsby. Montage de Charlotte Delmarcelle, Gaspar Lambert et Guillaume Bekkers, finalisé (le montage, pas Guillaume) par S. Morsomme.