Ce lundi 14 février, l’air dans les couloirs de l’école était rempli d’amour et les élèves s’en donnaient à cœur joie de crier “Joyeuse Saint Valentin !” à leurs ami·e·s. Vous avez d’ailleurs sûrement été interrompu·e·s pendant l’un de vos cours par des élèves de 6èmes qui jouaient le rôle de messagers de l’amour. Et oui, cette année la boîte aux lettres a fait un carton plein sur le site du Biéreau. Mais pourquoi cette boîte aux lettres ? D’où vient l’idée ? Qui s’en occupe ?
Une enquête de Cyanne Irakoze.
L’idée de cette boîte aux lettres est reprise de l’an dernier : des rhétoricien·ne·s de l’activité littéraire avaient alors pris l’initiative de créer une boîte dans laquelle les élèves glisseraient une lettre d’amour ou d’amitié, laquelle serait distribuée par leurs soins à l’heureux/l’heureuse destinataire le jour de la Saint Valentin. Et bien cette année, Maurine Muizers et Adrienne Grosjean, élèves en 6ème de l’activité littéraire, ont décidé de poursuivre l’idée avec l’aide de leurs acolytes de l’option.
La boîte a eu un grand succès : plus de 500 lettres ont été récoltées ! Avec autant de lettres, l’organisation a été très compliquée car il a fallu, tout d’abord, les trier par classe… sans les lire évidemment : les organisatrices ont non seulement respecté la vie privée mais elles ont également fait confiance à la bienveillance des élèves pour n’adresser que des mots gentils. Ensuite, grâce à l’aide des éducateurs·trices, il a fallu obtenir les horaires des classes pour trouver le moment opportun à la distribution de ces petits mots doux. Et enfin, est venu le passage tant attendu dans les classes ce 14 février.
A153, Biéreau, lundi 14 février, 15h05…
Lors de cette distribution, Marine a eu beaucoup de succès : elle a reçu plusieurs lettres et roses. Comment s’est-elle sentie en recevant ces cadeaux ? “Ça m’a fait plaisir car c’est toujours super touchant ce genre d’attention. Après, je me sens toujours un peu gênée parce que je ne sais pas trop comment réagir…” Réagir face à ses expéditeurs mais aussi face aux élèves de la classe qui ne reçoivent rien… Les organisatrices ont conscience du sentiment de tristesse que cela peut produire et elles estiment que pour les années à venir il serait judicieux d’envisager une formule qui puisse toucher l’ensemble des élèves. Alors, à quoi ressemblera la Saint-Valentin 2023 ? Et d’ici-là, qu’aura répondu la personne qui a reçu cette charmante injonction ?
Frère : à l’origine terme qui désigne un véritable ami. Toutefois, ce mot a un peu perdu de sa force : les jeunes l’utilisent aujourd’hui pour désigner un simple pote. Le mot reste quand même plus puissant que « gars », ne vous méprenez pas.
Avoir le seum : le seum est un mot dérivé de l’arabe “sèmm”, qui signifie “venin”, « poison ». “Avoir le seum” signifie donc généralement avoir la rage, être en colère. Jadis, on se disait “vénère” ou “dèg”. C’est sûrement ce seum-là que l’élève à l’origine de cette remarque sur un casier veut nous communiquer.
LMV, Biéreau, Casiers, 1er étage, auteur inconnu.
Sachez que le seum peut aussi exprimer la malchance ou la tristesse, un peu comme quand le train vers LLN de 8h21 est annulé et que vous commencez la journée par une grosse interrogation.
Une rapide recherche sur le Net nous a aussi permis d’apprendre que la popularité de ce terme était liée aux défaites des Diables rouges face à l’équipe de France lors des demi-finales de 2018, puis de 2021. Les médias français auraient alors qualifié la réaction des Belges de « seum ». Nous n’épiloguerons pas là-dessus.
Pecho : il s’agit duverlan de choper. Le terme signifie le plus couramment “séduire”, dans le sens “emballer” la personne en vue de sortir avec. Voici encore une inscription de casier qui l’illustre :
Casier LMV, Biéreau, 1er étage
Plus rare, l’expression « se faire pécho » désigne, quant à elle, le fait d’être pris en flagrant délit… de consultation de son GSM, par exemple.
Voici quelques petits conseils pour une utilisation pertinente et digne :
-En salle des profs : Thierry, frère, tu me sauves la vie… j’avais oublié mes feuilles pour la 2J.
-En classe : Oui, j’ai corrigé vos interros et j’ai trop le seum !
-Confidence de couloir : Je me suis fait pécho ce matin par le directeur quand je suis arrivé·e en retard.
#lundi14septembre : c’est par cet hashtag qu’en 2020, la question du code vestimentaire dans les écoles est posée. Ce jour-là, des élèves français et belges, filles ou garçons, montrent leur volonté de vouloir changer les mentalités en bousculant les normes. Depuis, le sujet est devenu un point de tension dans bon nombre d’établissements, y compris au Lycée. Mais cette question est-elle pour autant nouvelle ? Que disent les vieux règlements du Lycée à ce sujet et qu’en ont comme souvenirs les anciens élèves ? Pour répondre à ces questions, nous avons interrogé un éducateur et d’anciens élèves qui sont pour la plupart devenus professeurs au Lycée.
Une enquête de Cyanne Irakoze et d’Aurore De Angelis.
Plongeons directement dans une ancienne version du journal de classe, avec cet extrait qui date de 2003.
Nous constatons d‘emblée (enfin pour ceux et celles qui la connaissent !) que notre règle a peu évolué depuis le début des années 2000 (hormis la mise en page !). Deniz Uygur, professeure de Français au Lycée et ancienne élève, est venue à notre rendez-vous munie de son journal de classe.Nous remarquons ainsi que la règle dans les années 1990 est assez proche de celle de 2003, si ça n’est le point sur les bermudas, lesquels étaient uniquement tolérés par temps chaud ! Selon Mme Uygur, cela montre que la règle essayait de « suivre le style de l’époque ». Yves Netens, éducateur au Lycée depuis 32 ans, relève, lui aussi, ce lien entre la règle vestimentaire et la mode : “ Nous avons toujours été partagés entre l’envie de suivre les évolutions de la mode et puis une réflexion sur le sens de courir justement après les tendances. Ainsi, on a oscillé entre une formulation extrêmement floue qui permettait d’intervenir en cas d’abus et une tendance à vouloir lister ce qui était autorisé et interdit, tendance qui dépendait de la mode. Je pense qu’on a toujours un peu été entre les deux et qu’on le reste encore aujourd’hui.”
Yves nous apprend aussi, qu’outre le style, la règle pouvait aussi être simplement déterminée par une seule personne : “ Au Lycée, pendant très longtemps, on ne pouvait pas porter des vêtements militaires… et tout ça, parce qu’il y avait un éducateur qui était particulièrement sensible à cette question et qui trouvait que c’était un signal de violence. Et donc, lui militait assez activement pour que cela se trouve dans notre règlement et cela s’y trouvait ! Je n’ai jamais vu cette règle dans d’autres écoles… Et chez nous, l’interdiction de la tenue militaire, bien qu’abrogée depuis quelques années maintenant, est restée dans l’imaginaire collectif.” En effet, si vous avez écouté notre micro-cour/couloirs, vous avez remarqué que cet interdit est encore cité !
Passons à présent à l’application de la règle : le Lycée traquait-il davantage, dans le passé, les élèves qui contrevenaient à ses principes vestimentaires ?
Selon Aurélie Gérard, professeure d’Espagnol et ancienne élève, la règle était, bien plus stricte dans les années 90 qu’aujourd’hui : “L’école n’aurait pas toléré le quart des tenues que l’on tolère maintenant.” Pour donner un exemple, un jour elle est allée à l’école avec un jupe très longue mais fendue sur le côté et bien qu’elle portait un short en dessous, on lui a interdit de la remettre à l’école car la jupe suggérait qu’elle ne portait rien en dessous. A une autre reprise, alors qu’elle portait un t-shirt transparent, l’éducatrice lui a donné un t-shirt de l’école pour remplacer le sien. Dans une situation similaire, Ofélie Noël, élève au Lycée de 2009 à 2015, nous dit avoir reçu une remarque verbale sur son short court alors qu’elle portait des bas opaques. Elle a proposé de rentrer chez elle pour se changer lors du temps de midi. C’est ce qu’elle a fait. Elle n’a pas eu de remarque dans son journal de classe. On constate, en effet, que l’application de la règle est assez différente. Dans le cas de Mme Gérard, c’est l’éducateur ou l’éducatrice qui a imposé la sanction alors que dans le cas d’Ofélie, c’est l’élève qui a proposé de son plein gré de rentrer se changer. Mais l’histoire ne dit pas ce qui serait arrivé à Ofélie si elle n’avait pas habité pas Louvain-la-Neuve… Selon Maxime Denis, professeur de Géographie et ancien élève dans les années 2000, les éducateurs étaient “cool et ouverts et non des monstres tyranniques”. Il ne peut pas voir de différences entre l’application d’aujourd’hui et celle d’avant car en tant qu’élève, il n’y était pas confronté : il ne portait pas les habits qui faisaient débat.
Dernier point à relever : la contestation de la règle. Cette dernière était-elle déjà un point de tension dans les années 90 ? Pour Mme Gérard, “Chacun comprenait la nécessité de la règle et ne ressentait pas le besoin de faire une rébellion.” Mme Uygur va dans ce sens : “Il y avait une sorte de consensus dans l’école, sur le fait que les filles s’habillaient comme des filles et les garçons comme des garçons. Il n’y avait pas autant de polémique qu’aujourd’hui car on était dans une société plus sexiste.” Estime-t-elle pour autant que la règle était genrée ? : “ Non, pas dans le texte mais en tant que fille, les éducateurs allaient toujours rappeler à l’ordre et si le short était trop court, il fallait rentrer chez soi. Mais ce n’était pas écrit dans la règle que le short court – ou trop court – était interdit.” Au contraire, Mme Gérard nous répond que c’était pour tout le monde la même chose à part pour un professeur “ vieux jeu” qui interdisait les garçons à venir à son cours en short. Pour Xavier Vroman, professeur de Mathématiques et Sciences et ancien élève dans les années 2000, “il y avait moins de possibilités de discussion et c’est quelque chose que M.Dejemeppe et Mme Bollen ont beaucoup plus permis. Mais il y avait déjà des tensions car les éducateurs renvoyaient des élèves qui portaient une tenue qui ne correspondait pas au ROI, les élèves manquaient donc des heures de cours pour une tenue vestimentaire.”
Bref, le règlement n’est alors pas contesté car il correspond à la mentalité de l’époque. Peu de personnes se rendent compte qu’il y peut y avoir du sexisme et de l’exclusion. Avec le recul, Yves précise : “Ce qui me frappe évidemment, c’est que pendant très longtemps, on ne s’est pas posé la question de la règle genrée (on faisait une présentation sur un mode un peu décalé sur la déconcentration causée par les vêtements des filles par exemple… et ça passait… on peut même dire que cela faisait rire). Et donc, oui, globalement, le règlement s’adressait davantage aux filles qu’aux garçons et surtout effectivement, ce message adressé aux filles de cacher ce qui pourrait provoquer des réactions n’est pas conforme à la mission d’éducation des adolescents. S’il y a bien un endroit avec un cadre qui doit apprendre aux garçons à ne pas se laisser aller aux « bas instincts », c’est l’école. Je trouve précieux que l’école permette l’éducation des garçons au respect des filles plutôt que de dire aux filles « si vous ne voulez pas d’ennui, évitez de porter certaines choses. L’école doit être perméable à l’évolution de la société.”
“Poursuis tes rêves” est une série pour adolescents, qui se déroule dans un lycée.
Au début de cette passionnante histoire, nous découvrons la quotidien de Mia, une jeune fille qui adore la musique et dont le rêve est de rejoindre une célèbre école de chant. Elle finira par passer les audition du groupe “GO” pour obtenir une bourse.
Sera-t-elle prise ? Vous le découvrirez dans cette fantastique série aux allures de comédie musicale. Je la conseille pour les fans de romance, de musique et de danse. C’est une série argentine créée par Sebastiàn Mellino. Vous retrouverez les deux saisons sur Netflix (Une suite existe sous forme de film).
Le passage du diable de Anne Fine est un récit qui se lit rapidement et qui vous embarquera dans une histoire pleine de rebondissements.
Daniel, 11 ans, vit caché du monde, depuis 10 ans. Mais pourquoi ? Un coup frappé à la porte va faire basculer toutes ses certitudes. Fouillant le passé de sa famille, il va passer de surprises en horreurs tout au long de l’histoire.
Ce roman palpitant qui tombera dans l’impensable, te tiendra en haleine jusqu’au bout.
C’est une trilogie fantastique écrite par Alex Bell.
Pour ses 10 ans, Stella Flocus Pearl peut enfin partir en expédition avec le Club de l’ours polaire, dans les mondes gelés, emplis de dangers. À peine arrivée sur le continent, elle se voit déjà embarquée avec ses amis dans une folle aventure fantastique, où on côtoie yétis, licornes et monstres divers.
Quelle autre créature croisera leur route ? Leur survie dans ce monde fait de glaces et de neiges est-elle garantie ?
Voici un très bon roman entre fantaisie et aventure, parsemé de hauts et de bas rocambolesques. On se retrouve rapidement entrainé dedans et il nous devient vite impossible de le lâcher.
Ce mardi 1er février 2022, l’équipe SFG de Chris s’est inclinée dans les toutes dernières secondes du match face à l’équipe Gucci Gang. Score final : 37 à 36. En effet, l’équipe de Chris qui menait de 4 points lorsque l’arbitre siffla la dernière minute ne s’attendait pas à se faire remonter. Mais un trois points du capitaine ennemi en a décidé autrement. Et pour enterrer correctement l’équipe de Chris, Kelly vient imposer un magnifique fade-away sur son défenseur offrant ainsi la victoire à son équipe.
L’équipe victorieuse du tout premier tournoi de basket est donc les Gucci Gang.
Le ByBiSix a pour ambition de vous dévoiler l’envers du décor de certains lieux ou événements du Lycée. Pour la première de cette rubrique, il a tout naturellement poussé les portes des coulisses du cabaret. C’était en novembre.
Images de Cyanne Irakoze, Clémentine Scuvie, Aurore De Angelis, Clara Veithen, Cédric Thiry et Aliénor Octave. Montage de Clémentine Scuvie avec l’aide de Stéphanie Morsomme et Stéphanie Villers
Nous en avons tous conscience : la règle vestimentaire du ROI doit être modifiée. Depuis septembre 2019, une cellule de professeurs a cette lourde tâche pour mission. Nous sommes allés à la rencontre du duo à la tête de ce projet : Arnaud Serniclaes et Vivian Collard.
Une interview réalisée par Cédric Thiry et Enguerrand de Salle.
BiBySix : Qu’est-ce qui a poussé les professeurs à vouloir changer la règle vestimentaire ?
V. Collard (V.C) : Le but n’est pas que ce soit uniquement les professeurs qui la modifient, mais aussi vous, les élèves, suite à une réflexion avec les délégués, les membres du personnel, enseignants et éducateurs et la direction. Par contre, on a décidé de ne pas négocier cela avec les parents, pour que cela reste vraiment entre les différents acteurs de l’école. Cependant, il ne faut pas s’attendre à une réécriture cette année. Nous allons bientôt faire une proposition, mais c’est un processus qui est long et fastidieux.
A. Serniclaes (A.S) : Pour revenir à votre question, en réalité, la question vestimentaire est une question qui est venue assez naturellement. Il faut savoir que dès qu’on a reçu cette mission, nous avons réalisé un sondage auprès des élèves et des professeurs pour connaître les règles les plus discutées. Souvent la règle vestimentaire revenait. On s’est rendu compte que que les élèves n’étaient pas “ok” avec cette règle-là. Donc on a su très rapidement que ça allait être le point chaud mais qu’il allait être hyper clivant. Nous nous sommes dit qu’à priori, c’était la partie qu’on travaillerait à la fin. En effet, nous avons un délai de six ans pour cette mission, et nous sommes dans la troisième année. Et donc, nous voulions faire cette partie une fois que l’on avait acquis une bonne expérience. Sauf que l’année passée, il a fait vraiment chaud vers mai, juin, et une polémique a débuté en France sur des filles qui étaient habillées un peu légèrement. Cela est arrivé chez nous et certains profs sont venus interpeller la direction en disant qu’ils n’étaient pas à l’aise, qu’il y avait des tenues trop légères. Après sont venues les vacances, mais, en septembre, le même problème est revenu. La direction en a donc fait une priorité. Notre agenda a été changé : la règle vestimentaire ne peut plus attendre !
BiBySix : Qu’est-ce que vous voulez concrètement changer dans le règlement et en quoi est-ce difficile ?
A.S : le but de la démarche est d’entendre les élèves, d’entendre les collègues. Et ça part vraiment dans tous les sens ! Pour vous donner un exemple, le premier après-midi où nous avons travaillé dessus, nous étions une quinzaine de profs, et nous n’avons pas avancé d’un seul mot commun pour un éventuelle réécriture. C’est-à-dire que cela partait dans toutes les directions, certains voulaient rester vagues, tandis que d’autres voulaient tout préciser. Actuellement, ça prend une autre orientation : on a envie de former les enseignants, mais aussi, à long terme, les élèves aux questions suivantes : “c’est quoi la question du genre ? c’est quoi la culture du viol ?” On a envie plutôt d’orienter vers un débat, (…) On ne trouvera pas un concensus à 100%, mais nous, ce qu’on veut, c’est ouvrir un débat afin que les gens s’entendent : Que le prof ait du respect envers l’élève et que l’élève comprenne pourquoi il a reçu une remarque. Mais pour répondre à la question : à quel point est-ce dur ? C’est que les gens ont des visions totalement différentes.
BiBySix : Quelle place allez-vous laisser aux élèves dans le processus ?
A.S et V.C : Les élèves seront inclus dans la réflexion, via les délégués. On fait juste fonctionner ce qui existe déjà, en tentant de perfectionner ces organes (conseil de délégués avec adultes encadrant). On est en train d’améliorer la communication, s’assurer que ça se passe bien, que les conseils soient convoqués régulièrement, que les PV et ordres du jour soient communiqués… Car à un certain moment, les délégués vont être amenés à se positionner en conseil de participation sur le travail de la cellule et à y faire des propositions. Ça veut dire qu’on va entendre les élèves au travers des délégués. Mais la règle finale ne tiendra forcément pas compte de tous les éléments amenés par les élèves ou par les membres du personnel. Donc on va entendre tout ça, et puis c’est nous deux, avec toute la cellule derrière nous, qui allons rédiger.
Pour comprendre le jargon…
La cellule pilotée par Arnaud Serniclaes et Vivian Collard s’inscrit dans le cadre de « l’objectif spécifique 1 » (l’OS 1) lié au « plan de pilotage », lui-même lié au « pacte d’excellence ».
Le conseil de participation est un organe consultatif qui réunit des représentants des élèves, des représentants des professeurs, des représentants des parents et les trois membres de la direction.
Wesh : Terme familier qui s’utilise d’office avec un point d’exclamation, aussi bien à l’écrit que dans l’intonation que vous prendrez en le prononçant. En effet, inutile de dire wesh sur un ton fade : vous ne seriez malheureusement pas compris·e. Ce mot vient de l’arabe et s’apparente à notre “hein ? Quoi ! Comment ! ”. Il s’utilise donc pour exprimer sa surprise, son étonnement, moins sa colère mais pourquoi pas après tout, tant que vous mettez le point d’exclamation, on vous dit.
Go(w) : mot issu (sûrement) de l’Ivoirien (il s’écrit alors go) et signifiant “femme”. Il vient donc s’associer au traditionnel “meuf” pour qualifier sa compagne. NDLR (note de la rédaction) : ça pourrait aussi venir de l’Anglais mais visiblement, ça n’a pas été creusé par nos journalistes !
M’a laissé un “vu” : Expression issue des nouvelles technologies de communication et qui traduit l’absence de réponse laissée par l’un de vos contacts après la réception d’un message, message dont il a pourtant eu connaissance puisqu’un “vu” apparait sur votre écran. L’ingrat·e a donc pris connaissance de votre message mais ne daigne pas vous répondre dans la seconde. Dit autrement, cette personne nie votre message. Dans les temps jadis, on parlait d’un vent.
Voici quelques petits conseils pour une utilisation pertinente et digne :
– En classe : Wesh ! Tu n’as pas fait ta prépa ?
– En conseil de classe : Je pense que B. est la go de F., non ? En tous cas, ils flirtent bien à mon cours !”
– En salle des profs : “La 5F m’a laissé un vu sur ITSL.”