Des Backrooms au Lycée?

Avez-vous entendu parler du phénomènes de Backrooms? Les Backrooms (en anglais “arrière-salles”), une légende urbaine née sur Internet et plus précisément sur Tweeter, grâce à un post et à la photo ci-dessus.

Cette photo, suivie d’une légende, explique que l’on peut « no clip » de la réalité. “No clip” est un terme issu des jeux vidéo qui désigne un bug de texture qui permettrait de passer à travers la matière et de tomber dans les “Backrooms”, un lieu s’étendant sur plusieurs niveaux, constituées de pièces répétitives et vides. Cet endroit est considéré comme une dimension parallèle. Il paraitrait que plus tu montes dans les niveaux, plus tu rencontres de créatures dangereuses, notamment les “Smilers”. Des personnes prétendent être tombées dans ces lieux étranges et ont publié plusieurs vidéos, pour témoigner de leur expérience.

Les Backrooms sont partout, et pourquoi pas au lycée ?

Le ByBiSix a enquêté pour vous et a découvert l’existence de ce phénomène au sein même de notre école. Preuve en image.

Mais peut-être sont-elles plus nombreuses.? Toi qui as réussi à “no-clip”, partage-nous ta vidéo à l’adresse email suivante: atelierjournalisme.lmv@gmail.com

Nous publierons les meilleures… Alors… prenez des risques!

Gabriel Fiorini, Angéline Thiry et Alexandre Thiry

CP : les 5èmes prennent la température !

Les élèves de 5ème se voient déjà en rhéto et anticipent l’organisation de leur voyage. C’est ce que 2 de leurs délégués, Arthur et Julien, ont expliqué au CP de ce lundi 13 mars.

Un sondage pour mesurer l’intérêt !

Les délégué·e·s ont reçu 201 réponses au sondage qu’ils ont réalisé. D’après les résultats communiqués, les élèves se disent prêts à financer un voyage à hauteur de 800€ (90%). Réserve de Mme Dromelet : ont-ils consulté leurs parents avant de répondre ? Car ce sont souvent ces derniers qui paient… Du côté du cadre dans lequel s’insère ce voyage, 87% des élèves qui ont répondu affirment être en accord avec la charte liée aux voyages rhétos. Pour le type de voyage (culturel, itinérant), la direction rappelle que celui-ci doit impérativement passer par une agence pour une question d’assurance.

Une année motivée mais…

… est-ce le cas des professeur·e·s, les futurs accompagnateurs ? C’est ce que ces élèves viennent demander : ils souhaitent leur voyage mais les enseignant·e·s accepteront-ils·elles de rendre cela possible en les accompagnant ? Prochaine étape donc : diffuser leur enthousiasme et leur engagement en salle des profs afin de rallier à leur cause des équipes d’adultes encadrants.

Arthur et Julien terminent en précisant qu’ils sont aussi prêts à réfléchir à la procédure d’inscription avec la direction, l’opérateur et les profs responsables. Leur objectif ? éviter les tensions autour des destinations prisées et permettre aux groupes d’ami·e·s de partir ensemble. Clairement pour eux, c’est le critère principal.

Clara Veithen.

Le ByBiSix vous rappelle qu’il a déjà traité du sujet des voyages rhétos au Lycée. Si tu es en 5ème, lire ces articles est une bonne idée pour te mettre dans la tête le contexte d’organisation lié aux voyages rhétos au Lycée.

« Tout s’est compliqué à partir du moment où… »

Yves Netens est bibliothécaire et éducateur en rhéto. Il travaille au Lycée depuis plus de 30 ans et a participé à une dizaine de voyages rhéto, principalement comme accompagnateur… Cette année, il a pourtant décidé, in extremis, d’organiser un second voyage. Le ByBiSix l’a rencontré. Une ITW de Cyanne…

Pourquoi il a dit non.

M. Braeckmans est professeur de Français et anciennement organisateur du voyage en Italie. Un voyage qu’il a décidé de ne pas organiser cette année tout en continuant, toutefois à encadrer, les voyages rhéto puisqu’il part en Croatie. Nous l’avons rencontré.  Pourquoi avoir abandonné ce voyage en Italie pour se…

Basket : les Tedyx sacrés meilleure équipe du Lycée!

L’équipe des Tedyx s’impose ainsi sur l’équipe des Profs avec un score de 34 à 20. Revis les toutes dernières secondes de ce match du 17 avril :

Avant cette finale…

14/03 : les Tedyx s’imposent sur les Beauvais

Alors qu’ils étaient menés 14-8 à la mi-temps, les Tedyx signent une belle remontada et s’offrent une place en finale.

Photo extraite du compte insta bballmv22

La rencontre pour le titre est fixée au lundi 27 mars.

13/03 : la Relève vaincue, les Profs en finale !

Vidéo de S. VILLERS.

Le match des 1/4 qui a marqué le ByBi : Rockets contre Relève

Ce match était très surprenant car il opposait les premiers de la poule west (les Rockets) contre le dernier de la poule east (la Relève) mais les gars de la Relève ont su prouver que leur quatrième place était juste une erreur de parcours ! Avec cette rencontre à prolongation, ils ont réussi à se remettre en place en proposant un jeu de folie… Mention spéciale à ce duo incroyable que forment Lelio et Ebenezer… du haut de leur 14 ans, ils ont « choqué » toute la salle.

Elles ne sont désormais plus que 4 équipes en lice :  les Tedyx, les Beauvais, la Relève et les Profs.

Tiglat Kriakos

Disparition des objets « trouvés » : emprunt, recel… les deux ?  

Enquête exclusive. 

Un mystère de plus au Lycée Martin V…  Ce samedi 11 février, lors des portes ouvertes, nous constatons avec surprise que les objets perdus ont disparu. Il ne nous en fallait pas davantage pour mener l’enquête.  Ont-ils été enlevés pour que les couloirs du Lycée paraissent plus beaux aux yeux des visiteurs du jour ? Ou y a-t-il une autre raison plus énigmatique ? 

Alors que je me baladais dans les couloirs du lycée, ce lundi, je croisai Mme Trizis venant en sens inverse. Ses habits – très stylés comme d’habitude – firent germer dans mon esprit de vagues soupçons que, en bonne journaliste, je me devais de vérifier. Aussitôt, je convins avec elle d’une heure de rendez-vous par mail et le jour venu, me précipitai dans son bureau avec impatience. Elle était assise là, se trémoussant sur la chaise, mal à l’aise. Carnet et stylos en main, je commençai l’interview.

– Le ByBisix représenté par moi-même aimerait vous poser une question que tous nos lecteurs se posent… d’où tenez-vous vos vêtements si stylés ? 
– De mon armoire. 
– Et avant votre armoire ? 
– Euuuuhhh… Je dois t’avouer, qu’il eut pu une fois m’arriver de trainer dans les couloirs en fin de journée et d’observer d’un peu trop près les objets perdus. 
– Oui… continuez… 
– De me pencher pour refaire mes lacets ou ramasser une chose quelconque et de tomber nez à nez… 
– Quelque de chose de très anodin pour nous, mais plus compliqué pour Voldemort.  
– Oui, oui, c’est bien vrai. Donc je disais… de tomber nez à nez avec des vêtements qui ne demandaient qu’à être sublimés… par moi. Une chose en entrainant une autre, je me surpris à les découper pour en faire des pièces rares, mais surtout méconnaissables de celles qu’elles étaient au début. Bien sûr je défends l’idée que c’est de l’emprunt et en aucun cas du vol ! 

Malgré ces révélations, il semblait peu probable que Mme Trizis soit la cause de la disparition de tous les objets.

La piste des autres éducateurs me semblait être la meilleure idée à explorer. Je me mis aussitôt à chercher un bureau pour y dénicher une info. Arrivée devant le bureau de Mme Pendricks, je frappai. Elle me laissa entrer et s’ensuivit une discussion, retranscrite ci-dessous : 
 
-Bonjour, je voudrais vous poser quelques questions sur les objets perdus, qui ne portent pas mieux leur nom qu’en ce moment. 
-Il me semblait aussi que les couloirs étaient un peu vides sans ces vêtements et objets en tout genre. 
-Donc, savez-vous où sont-ils passés ? 
-J’ai peut-être vu quelque chose qui pourrait faire avancer votre enquête… 
                        

C’était à la sortie des cours, je rentrais chez moi et en passant sur le côté de l’école, j’aperçu plusieurs personnes chargeant un camion de grosses caisses en cartons. L’une d’elle est tombée et j’ai vu plusieurs vêtements et une gourde. Je commençais à avoir des soupçons. Après avoir rempli le véhicule, Mr Sejemeppe sortit d’une porte secrète de derrière le Lycée. Serait-il à l’origine de ce “projet” ?
Les personnes remontées dans le véhicule, le conducteur remercia le directeur et partit. Mais avant que le camion ne disparaisse au coin, je pus apercevoir le logo d’une marque inconnue, avec des vêtements et des objets. Un slogan était également visible, le voici : “Recyclons ce que nous trouvons !”. Puis un peu plus bas : “Constructeur de meubles”. 

Après ces réponses fortes intéressantes, je fis quelques recherches sur l’entreprise vue par notre éducatrice :  
Son nom ? RecyBrole. 
Sa fonction ? Entreprise fabriquant des meubles (un peu mous pour le coup) avec de vieux vêtements ou objets !
Son utilité ? Nous ne sommes pas autorisés à répondre à cette question.  
Ses ventes ? Pas au beau fixe et on ne sait vraiment pas pourquoi.   

“Un peu froid ? Sers-toi dans les objets trouvés !” 

Hormis cette découverte, j’ai ouï dire que certains élèves se serviraient parfois dans les objets perdus. Vous oubliez votre manteau et dehors, il pleut/neige ? Voici un pull ! Envie de vous servir de l’eau des toilettes ?! ici une gourde ! Il y a un reste de cake au gouter des élèves de latin, tiens un tupperware!

Bien évidemment, en tant que bons citoyens, ces élèves remettraient leurs emprunts à la fin de la journée (sinon ce serait du vol et non de l’emprunt). C’est pour ça que je vous conseille d’aller chercher vos objets perdus en fin d’après-midi ou tôt dans la matinée. Toutefois, malheureusement, certains élèves “emprunteurs” perdraient à leur tour les objets déjà perdus… une rumeur dit même qu’un élève les vendrait sur Vinted. 

 

Ci-dessus un élève pris la main dans le sac, mais la veste lui va plutôt bien, en fait…
Si vous voyez l’un de vos vêtements porté par quelqu’un d’autre que vous, est-ce finalement un problème ? C’est même plutôt le signe que vous avez bon goût, non ?
 
 

Un marché important ?

Et finalement je me suis demandé le poids que représentaient les objets perdus, mais comme ils ont disparu, c’était pas facile de les peser. Alors, on a fait un sondage : 

Combien d’objets (importants) perdez-vous en 1 an dans le lycée ? 

  • 48% des élèves ont répondu qu’ils ne perdaient aucun objet en 1 an dans le lycée. 
  • 37% des élèves perdent 1 à 3 objet(s) par an. 
  • 14% en perdent plus depuis que les “emprunts” ont commencé. 
  • 1% n’ont pas d’objets. 

Avez-vous retrouvé vos objets si vous en avez perdu ? 

  • 84% des élèves n’ont jamais retrouvé leurs affaires. 
  • 10% les ont retrouvés mais en mauvais état. 
  • 5% les ont retrouvés comme ils les avaient laissés, miraculeusement. 
  • 1% des élèves n’ont toujours pas d’objets.

Envie de témoigner de ton expérience avec un objet perdu ? Le ByBisix est là ! 

Une enquête de Gabriel Fiorini et Angéline Thiry.

Les WC des 1ères et la nuit des rhétos

Au conseil de participation du lundi 23 janvier, les débats se sont concentrés autour de deux projets d’élèves : l’un a été accepté, l’autre pas.

Un article d’Angéline Thiry et Clara Veithen.

Valentine Lambert, déléguée de niveau des 1ères et sa sous-déléguée, Emmy Lagace se sont montrées déterminées à porter leur projet face aux représentant·e·s des parents et des professeur·e·s.  Leur idée ? Eviter que les élèves ne s’éternisent dans les toilettes aux Bruyères. Depuis le début de l’année, les différents délégués ont recueilli des témoignages révélant l’existence de tensions aux WC  : des bouchons occasionnés par des personnes voulant “juste se réchauffer” ou simplement utiliser leur téléphone à l’abri du regard des adultes.

Ainsi, la file peut se révéler si longue que certain·e·s n’ont pas l’occasion d’accéder aux toilettes avant la reprise des cours !  

Afin de ne plus rencontrer ce genre de problème, les délégué·e·s de 1ère demandent d’insérer dans le règlement du Lycée les 2 points suivants :  je sors des toilettes directement après avoir fini mes besoins et m’être lavé·e les mains. Je respecte le matériel et la propreté des toilettes. Le conseil de participation s’est montré enthousiaste à cette proposition. Dans un premier temps, des affiches devraient être apposées dans les toilettes.  

Un agenda trop chargé pour nos 6èmes années

Coup dur pour les rhétos par contre, leur projet de passer une nuit au Lycée s’est cassé la figure. Le conseil de participation y a décelé de nombreuses failles, dont les 2 plus grosses : difficulté à assurer la sécurité du bâtiment et des personnes présentes durant la nuit (comment éviter les intrusions ?) et, surtout, un agenda trop chargé pour nos 6èmes années, qui sont d’ailleurs actuellement  en retraite. Enguerrand de Salle, représentant des rhétos, s’est montré serein face à ce refus. Il a rapidement rebondi en s’engageant à revenir avec un autre projet, après avoir consulté les autres délégués.  

Le reste n’est que confirmation, puisque le bal des 2èmes aura bien lieu le vendredi 30 Juin, que le bal des 4èmes n’attend plus qu’une date et, vous devez le savoir : le 17 février nous pouvons venir déguisé·e·s (au Biéreau seulement)! 

 Leçon 5 du « vocabulaire jeune »

« Espèce de poukave ! T’as dit que j’avais volé de la moula dans le sac de Francine. Maintenant j’suis en PLS à cause de toi. »

 
Poukave/poucave : C’est une personne qui dénonce, qui balance des informations sur quelqu’un ou quelque chose, qui ne tient pas sa langue intentionnellement ou pas. Synonyme : un fayot, un cafteur. 

Le mot “poukave” vient de la culture Rom, des Gitans qui vivent en Europe et en Asie. Leur langue, le romani, est une langue originaire du nord de l’Inde. La racine de poukave est “poukh”, qui est tiré du verbe “Poukhar” qui signifie : avouer, trahir, balancer, cafter, rapporter,… 
On trouve également le terme “Boucave”. 

Moula : Nous avons trouvé deux origines différentes à ce terme que nous vous partageons ici. 

D’abord, pour la plupart des jeunes, la “moula”, c’est l’argent !  
Pour certains, « Mula » vient du français “mule”, dans l’hypothèse où l’animal servait de monnaie d’échange. L’expression issue de la rue signifie alors faire du cash ou de l’argent. 
Pour d’autres sources, ce serait dans les années 1930 que le mot “moula” serait né aux États-Unis. Dans l’argot américain, “moola” signifie l’argent, ou plus familièrement “le fric” ou “le cash”. On peut également l’écrire “moolah”. 

Cependant, il existe à côté de cette utilisation courante, l’usage d’une expression. Ainsi, lorsqu’une personne dit « Je vais te mettre la Moula », nous vous conseillons vivement de prendre vos jambes à votre cou car son intention n’est nullement de vous donner de l’argent mais bien de vous battre, de prendre le dessus sur vous avec ou sans humiliation.  

En PLS : Cette expression qui signifie « je suis mal », « je ne me sens pas bien » vient à l’origine du monde médical et sont les initiales de “Position Latérale de Sécurité”, qui consiste à placer une personne inconsciente sur le côté pour éviter qu’elle ne s’étouffe.  

Par exagération, l’expression est souvent employée aujourd’hui sans qu’il ne soit nécessaire d’appeler l’ambulance pour autant.  Par exemple, “je viens de passer mon examen EDM et c’était trop dur, je suis en PLS ». On peut également l’employer en parlant d’une maladie : “Je suis en PLS, j’ai trop mal au ventre. Je crois pas que je vais venir à l’école aujourd’hui.” 

Voici quelques petits conseils pour une utilisation pertinente et digne : 

Dans la salle des profs : « T’es qu’une poucave, t’as dit à la direction que je regardais mon gsm quand je surveillais la 4B. « 

En classe : « Tu m’as bien entendu, Robert ?! Je vais te mettre la moula si tu ne me rends pas ton devoir avant lundi ! » 
 
Au téléphone, chez soi : « Je suis en PLS, Mireille, j’ai pas encodé les points de la 6H et il est 18h02.  » 

Une explication d’Angéline Thiry

VIDEO/coulisses cabaret : les métiers de l’ombre.

On clôture nos productions sur la soirée cabaret en mettant en lumière celles qui se sont engagées, dans l’ombre, pour que tout roule lors du cabaret.

A la caméra : Alexandre Thiry, Stéphanie Morsomme et Stéphanie Villers.

Montage d’Alexandre Thiry et Stéphanie Villers.

Envie de plus de vidéos sur le cabaret ? Clique ici, ou .

Résultats du SONDAGE : les groupes classes et… toi !

Vous êtes nombreux et nombreuses à vous être reconnu·e·s dans la vidéo d’Alexandre sur « les groupes classe ». Allez-vous vous reconnaître dans les résultats de ce sondage ?

L’enquête a été réalisée du 9 novembre au 16 novembre sur la plateforme scolaire du Lycée : itslearning . Elle était ouverte aux 1464 élèves qui y sont inscrit·e·s. 215 élèves ont choisi d’y répondre, ce qui représente 14,6% des élèves du Lycée. Le sondage étant anonyme, nous n’avons pas la répartition par années, ce qui limite certaines de nos interprétations et ne nous permet pas de savoir si tous les âges sont représentés.

Quel réseau et avec qui ?

Sans surprise, les deux réseaux sociaux plébiscités sont Instagram (66,5% des réponses) et WhatsApp (51,2% des réponses). Instagram est davantage utilisé dès la 3ème année, ce qui expliquerait, selon nous, sa surreprésentation. Snapchat a été sélectionné par 4,7% des participant·e·s et ITSL par 3,3%. Notons que nous avions permis de sélectionner plusieurs réponses.

Vous êtes aussi 70% à nous dire que oui, vous vous êtes déjà demandé·e·s si tous et toutes les élèves de votre classe étaient présent·e·s sur le groupe classe. Et visiblement, vous vous demandez aussi si tous·tes les élèves présent·e·s dans le groupe-classe sont bien dans votre classe !

« Il y en a qui rajoutent des potes pour parler avec dans notre groupe classe, ils sont sympas mais je trouve que ça n’a aucun sens… et ça multiplie les messages. »

Une dizaine de messages/jour… pour des infos pratiques mais pas toujours utiles ?

Un peu plus de la moitié des participant·e·s (53%) disent recevoir entre 0 et 15 messages par jour et un quart de 15 à 30 messages. Pour le reste, voici la répartition générale des réponses.

Quels sont les objectifs principaux des messages échangés ? Il semblerait que ce soit, d’abord, d’ordre organisationnel (88,8% ont coché recevoir des informations pratiques) et ensuite, avec des intentions moins louables puisque 43,3% des élèves osent reconnaître (anonymement !) recopier des devoirs. Ces informations échangées via les groupes classes sont-elles forcément utiles ? La réponse la plus donnée est “parfois” (49,3%), suivie de “souvent” (38,6%) tandis que les extrêmes (“toujours” et “jamais”) sont ex aequo avec 5,6%.

Cette année, ma classe parle beaucoup de sujets inutiles et critique les profs, voire les élèves. De plus, certaines personnes perdent leur autonomie et demandent tout ce qu’il y a à faire sur le groupe classe, elles ne notent plus jamais rien par elles-mêmes et ne se reposent que sur les autres ».

Un peu plus loin , cet·te élève nous précise que ce qui le· la préoccupait l’année passée dans le contenu des messages, c’était :

« le nombre de disputes / petites moqueries (dites « second degré ») / vidéos inutiles (ex: vidéo de chatons) / propos racistes, homophobes (mais toujours dits comme « second degré ») / manière de parler trop « grossière »…

Des messages qui ne choquent pas tout le monde…

Certaines publications sont-elles jugées choquantes ? 77,2% des réponses affirment que non. Ceux et celles qui ont répondu par l’affirmative nous apprennent que la raison principale de leur malaise provenait de moqueries ou de grossièretés.

“Je trouve que la politesse et le respect sont trop souvent négligés, peut-être parce que parler par message est moins formel, mais dans mon groupe, ça dépasse parfois mes codes du respect.”

Quel comportement perso ?

Deux grandes tendances se dégagent : un tiers « solidaire » qui répond et un tiers qui se tient au courant mais n’intervient jamais… pourquoi ? par crainte d’un jugement sur le groupe ? par flemme ? par manque d’intérêt envers la personne ? De manière générale, nous constatons que vous semblez être plus nombreux·ses à être passif· ve·s dans votre groupe classe (31,2% + 18,1% ) qu’actif·ve·s (11,6 % + 33 %). Reste à savoir dans quelle catégorie caser ceux et celles qui répondent juste par « OK » ?

Globalement, que vous soyez actif·ve· s ou non, 72,6 % des élèves interrogé·e·s aiment les « groupes classe » tandis que 21,4 % sont plus mitigé·e·s… voici leurs raisons :

« Je ne comprend pas le but quand les gens partagent des trucs rien à voir… et quand une personne demande des choses importantes et concernant l’école, on l’envoie balader. Je ne suis pas contre le concept des « populaires » mais il y a un truc que je dois avouer : quand une personne un peu timide qui n’aime pas se faire remarquer demande quelque chose on va moins facilement lui répondre voir limite l’ignorer pour parler à nos potes. »

« On est connecté même quand on est plus en classe mais en même temps, c’est très pratique parfois. Je trouve que ce n’est peut-être pas utile de faire un groupe car quand tu as une question, tu peux aller la demander par message individuel à une personne de ta classe. C’est aussi parfois stressant car les autres posent des questions sur des choses que tu n’as pas encore étudié, faites,… surtout en examen. »

« Je trouve que,  pour notre classe, ça nous a rapprochés ! Ça nous arrive même de parler pendant les vacances ! »

« C’est pratique parce que les élèves répondent plus vite que les profs. »

« Je ne suis pas sur le groupe de ma classe car ils l’ont fait sur instagram et je n’ai pas cette application. Du coup, quand j’ai besoin d’un renseignement, je demande directement a une personne de ma classe ou au prof par ItsLearning. En fait ça ne me dérange pas trop car l’année dernière, le groupe était sur WhatsApp mais quand j’avais une question, personne ne me répondait donc je devais de toute façon envoyer un autre message. »

« Pour moi, si on est absent, on demande à un copain/copine mais pas à toute la classe et surtout, les messages du genre, le matin, 7h45 : les gars y avait quoi pr ajd ?  Le seul avantage, c’est vraiment si un absent a besoin d’un document ou d’une réponse urgente ou pour se mettre d’accord ensemble, par exemple, un jour, notre classe était licenciée en première heure et des gens ont proposé À TOUTE LA CLASSE d’aller petit-déjeuner quelque part ensemble… sans exclure personne! »

Sondage réalisé par Solène Verjans, Anissa El Bouhali, Diane Plasschaert et Tiphaine Hendrickx. Analyse réalisée par Tiphaine Hendrickx avec l’aide de Cléo Scuvie, Clarisse Thiéry et Apolline Thiry, le tout chapeauté par S. Villers et S. Morsomme.