ACTU/Cabaret 2025: les Prix du ByBi

Ces 29 et 30 novembre, avait lieu le traditionnel cabaret du Lycée où se sont produits une septantaine d’artistes de la première à la rhéto. Chaque numéro était unique ! Les journalistes du ByBi présents ce week-end ont attribué des prix selon leurs coups de coeur.

Prix de l’intensité : 007

Le Cabaret commence fort avec ce morceau dont l’intensité nous file des frissons !

Prix de l’Harmonie: Bin Bin et les Latinas

Lilas et Claire nous ont envouté.e.s par l’harmonie de leurs voix. Nous avons aussi beaucoup apprécié la sobriété de la prestation des musiciens qui ont sublimé ce moment.

Prix de la maitrise: Jules et son diabolo

Cette année, Jules revient sur scène en corsant la difficulté avec un deuxième diabolo ! On a hâte de voir ce qu’il fera l’an prochain !

Prix de la synchro : Depen’danse

Ce que nous avons particulièrement aimé, c’est le professionnalisme dans la synchronisation entre Emilie et Manon. Du grand spectacle.

Prix de l’Audace: Butterfly

Du jamais vu au Cabaret ! Il leur en a fallu de l’audace à Cléo et Iris pour nous offrir ce Drag Show maîtrisé !

Prix du courage: Robin

Robin est en première et il nous a impressionné.e.s par son courage à monter sur scène et en plus, il a géré !

Prix de la meilleure mise en scène: Alou Mshina V2

Nous avons découvert l’existence du « Dwarf Metal  » (Métal de nains) et on peut vous dire que ça bouge et que ça met une sacrée ambiance. La petite touche sympa : le maquillage et les costumes.

Prix de l’originalité: Pesto

Hassan et Gabriel nous ont bluffé.e.s avec un tour de magie, dont on a apprécié l’humour jusqu’à la dernière minute du Cabaret, puisque à chaque représentation, un spectateur se voyait offrir de la part des magiciens un pot de pesto.

Prix de la meilleure énergie: All my life (Falling)

Tout dans ce morceau nous donne envie de bouger: l’énergie des chanteurs, des musiciens et des danseurs est juste ouf !

Prix de la meilleure fin: Fil rouge

Selon le jour où nos journalistes ont assisté au cabaret, ils ont pu assister à des fins différentes, puisque l’équipe de cette année avait opté pour une fin alternative, décidée au moment même par applaudissement du public.

Prix de la subtilité musicale: Louvain-la-Neuve

Ce grand classique de la vie étudiante a clôturé le cabaret avec une remarquable prestation à la flûte traversière de Clélia.

Merci à la team photo du Cabaret.

Article rédigé par les journalistes du ByBi

Interview/ « L’école, c’est pas que les profs, c’est aussi les élèves! »

Du nouveau parmi les actions secouant le Lycée depuis quelques semaines ! Cette fois-ci, il s’agit d’une initiative d’élèves en colère.

Ce matin, lors de l’action silencieuse des professeurs, trois élèves de rhéto ont voulu montrer leur soutien envers leurs professeurs en écrivant sur un tableau à l’entrée de l’école:  »Par soutien, ne rentrez pas!!! » Signé « les élèves en colère ( pas en otage mdr ) », incitant un grand nombre d’élèves à braver la sonnerie et à rester hors du bâtiment. Le mouvement a été largement suivi et a pris fin vers 8h50 après l’intervention de Madame Dromelet qui après avoir remercié les élèves les a invités à mettre fin à leur action.

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Le Bybisix a retrouvé les élèves responsables de ce mouvement de contestation, le premier de la part des élèves.

BYBISIX: Pourquoi avez-vous organisé cette action ?

M., G. et I.: Nous aussi, on se sent impactés par les nouvelles réformes. Ce qu’on n’a pas trouvé juste, c’est qu’on fasse pression sur les profs en disant si vous êtes pas contents, vous ne travaillez pas, si vous travaillez pas vous n’êtes pas payés et si vous êtes pas payés vous ne mangez pas. Le fait de dire que les profs nous prennent en otage est faux! On voulait aussi faire notre action à nous, parce que l’école, ce n’est pas que les profs, c’est aussi les élèves! »

BYBISIX: C’était une action préméditée?

M., G. et I.: L’idée n’était pas forcément préméditée mais nous avions déjà réfléchi à faire un action en soutien avec les profs. Lorsque nous les avons vus ce matin, nous nous sommes dit:  » nous pouvons les soutenir en incitant les élèves à ne pas entrer dans l’école ». On ne tient pas les profs au courant de nos actions. On veut vraiment que se soit notre initiative… »

Avant de nous quitter, elles nous glissent qu’elles ont d’autres idées encore … Affaire à suivre…

Une interview de Lucie Schmit et Lucie Stasse

ACTU/C’était le printemps 25 au Lycée!

La traque aux pistolets est lancée!

Fini de vous mouiller aux Bruyères. L’équipe éducative confisque désormais les pistolets à eau pour le reste de l’année. Les armes seront remises à vos parents début juillet.. en même temps que vos bulletins.

Du sport!

Bientôt le clap de fin sur le très disputé tournoi de foot du LMV. 34 équipes y ont participé. La finale du 5 juin déterminera laquelle sacrer championne. Si nous avions un·e journaliste sportif·ve dans l’équipe, on t’aurait fait de chouettes petites vidéos sur les matchs. Mais on cherche toujours cette perle rare… Alors, on a interrogé Gregory, Medhi et Daniel, les organisateurs, sur les rumeurs et critiques qui ont circulé sur le tournoi cette année.

Les 5-6 de l’option éducation physique ont relevé le défi « triathlon » concocté par leurs professeurs : ils ont nagé, couru et pédalé le mardi 20 mai. Côté gars, le gagnant est Ulysse Degroote. Côté filles, c’est Camille Loik.

Photo de Brenda Spinato.

Elle est là!

Un bébé très attendu par les fans de M. Collard… Noa est née le vendredi 25 avril. (Pour ceux et celles qui ne connaissent pas M. Collard, c’est un prof de langues. Noa, c’est sa fille).

On a chanté et on a joué!

Le concert du lycée annuel a eu lieu ce 17 mai. On vous en a gardé une minute (et plus) !

Journée « Rencontres »!

Le 27 mars a eu lieu, aux Bruyères, la journée « Rencontres », organisée par Mme Montens, Mme Adam et Mme Carnol. Cela se déroulait en 3 temps : deux ateliers le matin et un l’après midi. Les semaines précédentes, les élèves ont pu sélectionner 7 activités sur 30 pour le matin et 5 activités sur 28 pour l’après midi. Pour le temps de midi, les élèves avaient eu l’occasion de commander un bol de riz à 2,50 euros (préparé par des professeurs volontaires). Toute cette journée, qui s’inscrivait dans la période du Carême, avait pour objectif d’ouvrir les élèves sur d’autres modes de vie (prêtre, réfugiés,…) et de les sensibiliser à différentes causes (handicap moteur, maltraitance animale,…). Tous les fonds récoltés par la vente des bol de riz et des crayons lors de cette journée ont été versés à l’association « Shen-Yun ».

On sort!

Toutes les 2èmes sont parties à Bastogne. Au programme : le musée de la guerre et le bois Jacques.

Toutes les 3èmes ont passé quelques jours à l’étranger en avril, en France principalement, sauf 2 classes à Londres.

Journée « prélèvements et grotte » pour les 4èmes à Comblain-au-pont, dans le cadre du cours de géographie.

(oui, on sait pour Ibiza, les Pays-Bas, la Croatie et Barcelone).

Et si on reste au Lycée…

Nouveau look au -1 au Biéreau. C’est classe. Mme Schneider nous rapporte ce commentaire d’un élève: « avant quand on mettait la tête contre le mur, les cheveux collaient ! » On suppose que l’élève est content du changement.

Nouvelle fontaine à eau aussi au -1. Design futuriste.

Vague de chaleurs relevée en classe, principalement au Biéreau dans l’extension. En cause : l’impossibilité d’ouvrir grand les fenêtres.

Aux Bruyères, l’évier et les palettes du local d’art sont devenu arc-en-ciel à cause du non-lavage.

BALS : du neuf!

Le bal des rhétos aura lieu à l’Aula Magna. C’est une première.

Les demandes de bal en 6ème : elles sont permises mais encadrées. Les rhétos le savent (normalement). Cette thématique de mise en scène des demandes sera à travailler l’an prochain avec les futurs 6èmes.

Y aura-t-il un bal des 2èmes ? Oui, d’après les affiches collées un peu partout aux Bruyères. Mais Mme De Blaere, la directrice, attend la liste des profs encadrants pour donner le feu vert.

Gagnants du concours d’éloquence

Gabriel Busto a remporté le concours devant Circé Destrebecq (2ème) et Loïc Martin (3ème).

Des 100 jours à revoir ?

Des débordements constatés le 25 avril et un manque d’enthousiasme l’après-midi au stade incitent la direction à demander aux 6èmes de l’an prochain d’imaginer une nouvelle formule pour leurs 100 jours.

Spoiler alert!

Voici l’une des faces de ton journal de classe de l’an prochain. En exclusivité.

VÉCU/ Ces signes qui montrent que les examens sont proches…

Chez les élèves d’après les profs,

ils demandent le décompte des chapitres: « il vous reste combien de chapitres, madame? Quatre?! Mais on n’aura jamais le temps, madame! »

ils demandent sans cesse: « ce sera pour l’examen, ça? c’est coté? c’est certificatif? ça compte pour combien dans la moyenne de l’année? »

ils viennent voir l’horaire des examens plusieurs fois par jour (comme s’il pouvait changer en fonction du moment de la journée ou de leurs prières)

ils ne viennent plus en cours car ils sont dans une stratégie de fuite et d’évitement ou au contraire ne ratent plus aucun cours, histoire de savoir de quoi on parlera à l’examen.

ils sont déjà stressés pour le retard éventuel acquis pour l’année prochaine. « Vous êtes sûre qu’on sera prêts pour le CESS, madame? Framboise, tu es en 2e! »

ils posent (enfin!) des questions, et particulièrement sur la matière déjà vue et revue, comme s’ils l’oubliaient instantanément

ils demandent la matière d’examens à chaque cours depuis Pâques (sans quoi visiblement ils ne savent pas commencer à étudier)

ils commencent à faire des plannings de révisons qu’ils ne suivront pas pour la plupart d’entre eux

ils demandent des correctifs pour tous les exercices depuis le début de l’année (sait-on jamais qu’ils aient le temps de tout refaire d’ici la session)

ils font deux crises d’angoisse par jour (gérées par les éducs)

Chez les profs d’après les élèves,

ils accélèrent dans la matière pour la clôturer (genre le chapitre 9 vu en deux heures lorsque le chapitre 3 avait pris cinq semaines…)

ils tolèrent moins les bavardages, les chipotages, les oublis, les mauvaises réponses,… bref, ils tolèrent plus grand-chose et ça se note dans le journal de classe!

ils nous rappellent souvent la date des examens (comme si on pouvait les oublier)

ils donnent des dossiers de révision, beaucoup de dossiers de révision et peu de temps pour les réaliser!

ils font des interros en masse pour vérifier que la matière est acquise (« Pour demain, je vous fais une toute petite interro rapide, de rien du tout, juste pour vérifier que c’est bien compris »)

ils prennent moins le temps de réexpliquer les matières non comprises, par contre ils rappellent constamment l’existence des remédiations (« là, j’peux pas te réexpliquer mais viens mardi midi et là, je le ferai avec plaisir »)

ils nous donnent leurs derniers conseils: « refaites toutes vos interros », « vérifiez bien que vos cours sont en ordre », « faites bien les exercices de la page 23 à 64, je vous en mettrai peut-être un à l’examen » et ils finissent toujours par « n’oubliez pas d’étudier » (sans blague!)

ils utilisent ITSL pour la première fois de l’année pour nous transmettre (semaine et we) des vidéos de révision,des jeux de révision, des exercices supplémentaires de révision, des synthèses pour réviser…

ils font deux crises d’angoisse par jour (auto-gérées)

TEMOIGNAGES/ : “Je me suis senti·e différent·e et…” 

Au Lycée, comme dans toutes les écoles, on évolue en groupe et on a souvent envie de s’y fondre (voir les dessins dans cet article). Mais ça n’est pas toujours simple de conjuguer appartenance sociale avec nos particularités. Alors, à travers un questionnaire anonyme sur ITSL, on a donné la parole à ceux et celles qui se sont déjà senti·e·s différent·e·s à l’école. Nonante élèves y ont répondu. Voici une sélection des témoignages qui nous ont marqué·e·s. On a choisi de les classer en deux catégories : ce que l’on a et ce que l’on est. 

Des différences sur base de ce que l’on a.

“C’est clair qu’on n’a pas tous le même budget pour acheter des vêtements… alors, je me sens diffèrent quand une personne arrive avec des vêtements à 1000 balles. Je me dis que le regard des autres, c’est pas important !” 

“Pendant toute une partie de ma 4ème, je me suis sentie fort jugée sur ma façon de m’habiller. Beaucoup de filles prennent fort soin d’elles et c’était difficile de me sentir acceptée parce que je suis quelqu’un qui ne prête pas beaucoup attention à ses habits. Je pense que le jugement que j’ai ressenti vient principalement de moi, malheureusement. J’ai du mal prendre certains regards qui ne m’étaient sûrement pas vraiment destinés. Bref, il faut arrêter de se comparer aux autres, chacun est différent et c’est ça qui rend les humains si intéressants :-). Personnellement, j’ai fait taire cette petite voix dans ma tête qui me répétait que je ne valais pas la peine. Chacun et chacune mérite de trouver son cercle d’amis proches qui lui corresponde, sans avoir peur d’un jugement constant.” 

“Je me suis sentie mise à l’écart car toutes mes amies ont un Iphone tandis que mon téléphone est de la marque Samsung. Pour remédier à cela, j’ai essayé de trouver un moyen de gagner de l’argent : j’ai vendu de la limonade tous les étés et les printemps… J’ai un Iphone aujourd’hui.” 

“Je suis toujours celle qui est mise à l’écart pour je ne sais quelle raison. (…) Toutes mes copines sont riches et moi, je suis normale quoi mais je peux pas m’acheter du Ralph Lauren. J’ai fait du baby-sitting pour gagner de l’argent (…) mais en fin de compte, (…) la mode des friperies est revenue. Du coup, le Ralph Lauren nest plus une importance… En tout cas, acceptez-vous comme vous êtes et ne laissez personne choisir votre personnalité. »  

“Je me sens différente sur mon style vestimentaire, mon corps, ma taille, mon poids, mon style de sac, sur le fait que je ne mets pas de maquillage, que je n’ai pas les mêmes centres d’intérêt, que je ne trouve pas drôle certains comportements, je suis peut-être beaucoup plus mature que certains,.. j’étais dans une autre école avant et je trouvais que là-bas, il y avait beaucoup plus de respect envers les uns les autre et surtout envers les profs qui ne sont pas respectés dans cette école, je trouve.” 

“Je ne m’habille pas à la mode : quand j’étais plus petite, je recevais des remarques négatives sur la manière dont je m’habillais et cela m’a beaucoup affectée. En raison de cela, il y a deux ans, j’ai décidé de ne plus faire aucun effort pour m’habiller le matin, ça peut paraitre un peu bête mais j’avais besoin de me prouver que mes amis étaient là pour la personne que je suis et non pas pour les vêtements que je porte. Maintenant, je m’habille avec ce que j’aime et j’ai compris que cela ne servait à rien d’essayer d’imiter les autres.” 

“J’ai souvent l’impression d’être jugée sur mon style vestimentaire, de mettre du trop large ou pas assez large, ou encore de me sentir forcée de mettre des vêtements qui me donneront l’idée de me sentir plus acceptée au sein des autres du lycée. J’ai changé de style vestimentaire, je me suis forcée à changer de personnalité, à montrer la personne que les autres voulaient voir mais je n’ai pas montré la personne que je suis vraiment.” 

“La façon dont je m’habille (robes…), la musique que j’écoute(kpop), les amis avec qui je traine parfois (mecs, filles populaires…), mes points à l’école (plutôt bons). Après, je n’ai rien changé, j’en parle juste un peu moins, par exemple, je ne dis plus quelles musiques j’écoute, ou alors je mens, je ne dis plus mes points, je ne dis plus avec qui je traine, et pour le style vestimentaire, j’ai un peu gardé mon style mais il est énormément influencé par les tendances.” 

Des différences sur base de ce que l’on est.

« J’apprécie porter des vêtements comme des cravates et des chemises et je suis une fille. J’aime la physique quantique et m’y intéresse. Mais au Lycée, j’ai arrêté de porter de cravates tout en continuant à porter des chemises et je ne parle pas énormément de physique car je n’ai pas d’interlocuteur qui s’y intéresse. »

 « Je me suis déjà sentie différente par rapport à mes origines. Étant à moitié belge et à moitié coréenne, je me suis déjà sentie un peu à part. Je suis aussi partie en Corée en vacances mais la sensation reste la même. C’est un peu comme si je n’appartenais à aucun pays malgré le fait que je sois née en Belgique. Heureusement, j’ai beaucoup d’amies avec différentes origines et je me sens vraiment intégrée dans mon groupe. »

« Avant, je pensais que ressembler aux autres m’aiderait à m’intégrer, alors qu’il faut juste trouver de bons amis. Maintenant, j’ai trouvé mon propre style et j’ai des amies incroyables. Je pense que le plus important pour se sentir accepté est les amis et l’image qu’on a de soi. »

« J’ai un TSA (trouble du spectre autistique). Plus précisément un TCSP, ou trouble de la communication pragmatique. Ça ne me dérange pas, mais je n’aime pas les gens qui disent aux autres : espèce d’autiste ! Parce qu’ils le prennent comme si les autistes étaient tous bêtes alors qu’il y a des génies qui sont autistes. J’ai suivi un cours d’habilité sociale… Mais j’y tiens, à cette différence. »

« Je suis marocain et beaucoup de gens pensent que je vole, que je fais des explosifs mais c’est faux ! Du coup, je suis plus discret…. « 

« On se moque souvent de moi pour ma religion, je subis beaucoup de christianophobie mais je ne changerai pas pour les autres. »

 « Je n’ai pas les mêmes réactions, les mêmes rêves et les mêmes pensées. Je suis Belge mais mes parents sont de deux pays différents donc je parle deux langues différentes chez moi. Je me suis toujours sentie différente, ce qui ne me gêne pas, et même j’en suis fière. Imaginez si tout le monde n’avait pas de différences, on serait comme des robots ! « 

« Je n’ai pas vraiment changé car j’aime comme je suis à part peut-être mes jeans pour ressembler aux autres et un peu me sentir comme tout le monde. Mais moi personnellement, je n’ai pas envie de changer. Des fois j’ai l’impression que mon caractère est trop différent de mes amies. Parfois, elles me font me sentir exclue parce que je fais ci, je fais ça et ça leur semble bizarre.  J’ai essayé de me contrôler mais alors, des fois, j’ai l’impression de ne pas pouvoir être moi-même à 100% et c’est un peu frustrant de pas pouvoir faire ce que tu veux avec tes amies ou de te sentir à l’aise. « 

« Dans ma classe, je sens qu’étant une femme qui ose l’ouvrir, je me fais rejeter car beaucoup n’acceptent pas que des femmes peuvent avoir un avis plus constructif qu’eux. Ils me trouvent chiante ou que sais-je! À force, je ressens un petit peu la peur de parler mais ça va, je ne me ferai pas dominée par des hommes. Je n’ai rien changé. »

« Au point de vue de la maturité, je ressens parfois un fossé avec beaucoup de personnes de mon âge. J’aimerais pouvoir m’assumer telle que je suis mais, dès que je sors un peu du moule, je me sens différente et mal vue parce que j’ai l’impression que, dans cette école, tout le monde doit être identique, s’habiller de la même façon, penser la même chose, dire les mêmes blagues et rigoler aux mêmes choses qui ne sont pas toujours drôles… alors, je mets un masque pour que les gens ne me voient pas différemment. Je fais genre que telle ou telle chose m’intéresse, je reste avec des personnes que je n’aime pas tant que ça pour ne pas me retrouver seule, je n’ose pas porter ou poster des choses par peur d’être mal vue, etc. Mais dans le fond je sais qui je suis et je suis consciente que ce que je change n’est que façade pour les autres. Hors de l’école et dans d’autres contextes, j’arrive beaucoup plus à m’assumer. »

« Je me suis sentie jugée par rapport à mon choix d’options. Je n’ai rien changé car je trouve ça dommage de changer pour être plus dans la norme. « 

« J’ai l’impression qu’il y a une tendance à juger les gens et à se moquer de ce qui ne rentre pas dans le moule. Et j’ai l’impression qu’on a tellement normalisé le fait de se moquer et de juger. Il m’arrive donc souvent de me sentir différente en étant pas en accord avec les principes et les valeurs des autres. Et ça peut vite me mettre mal à l’aise mais je n’en parle pas car je n’ai pas envie de moi aussi me faire jugée. »

« Au niveau du téléphone, j’ai supprimé tous mes réseaux sociaux (comme Tiktok depuis 2 ans) car j’étais trop addict à cela… sauf que maintenant, je me sens vraiment différente par rapport aux autres : j’ai aucune réf donc je me sens différente de notre génération mais vaut mieux être unique, j’ai quand même acheté un Eastpak pour ne plus me faire vanner 🙁 « 

 « Je suis sur PC en classe et pendant ma première année, j’avais l’impression d’être étrange pour les autres élèves. Je n’ai rien fait est c’est passé tout seul car ils se sont habitués. »

Une enquête réalisée par Lucie, Amel et Léonore.

DESSINS/des élèves « types » dans chaque niveau ?

Vous avez sûrement déjà remarqué certaines similitudes entre les élèves de votre niveau. Un sac à la mode, une coiffure que l’on voit partout ou même une marque qui a du succès,… Dans les dessins ci-dessous, nous avons essayé de regrouper un maximum de ces caractéristiques qui changent régulièrement. Vous en pensez quoi ? Vous vous y reconnaissez ?

Un article illustré d’Angéline.

Cet article est lié à cette enquête : TEMOIGNAGES/ »Je me suis senti·e différent·e et… »

Vidéo/auditions : avez-vous bien répété ?

En avez-vous entendu parler ? Comme chaque année, à pareille époque, le lycée prépare son concert événement. Ce dernier aura lieu le 17 mai. Le ByBi est allé à la rencontre des candidats-musiciens, en pleines auditions fin mars, avec une question: « depuis combien de temps vous préparez-vous? ». Réponses parfois étonnantes.

Une vidéo de Tiphaine et Lise