« Le Chat du rabbin »

 « Le Chat du rabbin » est un film d’animation de 2011 réalisé par Joan Sfar et Antoine Delesvaux. Il s’agit d’une adaptation de certains tomes de la BD du même nom créée par Joan Sfar et disponible à la bibliothèque du Biéreau.

Ça parle de quoi ?

Dans une famille juive algérienne des années 1930, vit un chat qui n’a d’autre nom que “Le Chat”. Il habite avec le rabbin, Sfar, sa fille Zlablya (qu’il considère comme sa maitresse) et un perroquet qu’il n’aime guère… Cela peut être surprenant mais c’est grâce à ce même perroquet, trop bavard (selon lui), qu’il peut commencer à parler. En effet, c’est après l’avoir mangé que soudainement, le Chat parle ! Selon le rabbin, le Chat ne parle que pour dire des “mensonges et bêtises” ; ces “bêtises et mensonges” sont tout simplement les pensées du Chat, qui est prêt à remettre en question les convictions de toutes les personnes qui l’entourent tout en partageant ses opinions, sans vraiment se soucier de la manière dont elles seront reçues. Et lorsque le Chat et le rabbin embarquent pour une longue expédition en Afrique noire, les surprises seront au RDV… tant positives que négatives.  

Pourquoi j’aime ?

 J’ai vraiment apprécié la manière dont l’amour, la mort, le racisme et la religion sont abordés dans cette œuvre.  Ce sont des sujets plutôt sérieux mais ce film réussit à les traiter avec une touche de douceur et d’humour. Le personnage principal de cette histoire est vraiment “humain”, malgré sa condition de chat ; il éprouve des sentiments, il peut aussi s’exprimer et surtout il a une conscience, des rêves et beaucoup d’amour. Le Chat garde sa nature animale mais il est devenu tellement plus que ça. Il a acquis tout ce que l’Homme devrait rêver d’avoir : une pensée critique face au Monde et des espoirs et des rêves pour lesquels on est prêt à se battre. L’autre fait que je trouve beau avec ce chat, c’est la façon dont il voit les choses. Le fait qu’il soit nonchalant de par nature mais que grâce à ses nouveaux sentiments, il puisse à la fois être vraiment concerné par des situations tout en gardant cette même attitude je-m’en-foutiste. Et les rares moments où le Chat exprime ses sentiments sont mémorables car c’est tellement profond et touchant, qu’au fond, on ne peut que s’identifier à ce chat. 

J’ai beaucoup aimé aussi découvrir, via ce film, la culture juive en Algérie et l’Afrique coloniale. Et même si cela relève du passé, l’héritage coloniale fait toujours partie de nos histoires et à toujours des conséquences sur nous. Enfin,  ce que j’ai aimé particulièrement, c’est le rapport qu’à ce film avec la religion grâce au questionnement du Chat : il nous permet de se poser plus de questions sur la religion, son sens et son impact sur nous.   Le Chat étant athée et un bon adepte des Lumières, il est toujours prêt à remettre en question (en posant de bonnes questions) les personnes de foi et à se moquer d’eux. Et ayant toujours été intéressée par la religion, ça a été amusant pour moi d’avoir le point de vue d’une personne athée sur les religions.  

Emmanuella Ngoie. 

Pourquoi il a dit non.

M. Braeckmans est professeur de Français et anciennement organisateur du voyage en Italie. Un voyage qu’il a décidé de ne pas organiser cette année tout en continuant, toutefois à encadrer, les voyages rhéto puisqu’il part en Croatie. Nous l’avons rencontré. 

Pourquoi avoir abandonné ce voyage en Italie pour se tourner vers la Croatie avec Vivian Collard ?  

Yoachim Braeckmans explique qu’être adulte organisateur d’un voyage est une énorme charge administrative et spécialement pour le voyage en Italie, une destination très chère surtout pendant la période de Pâques car, durant cette fête religieuse, les prix des hôtels explosent. Il faut donc, pour que les prix des voyages rhétos restent plus ou moins équivalents, limiter les prix des diverses activités et, par conséquence, diminuer la qualité du voyage en général. De plus, pour éviter de débourser trop d’argent pour avoir des guides, “je devais jouer ce rôle et donc étudier certaines villes afin de pouvoir en faire la visite. De plus comme peu de personnes parlent Anglais en Italie, et que je maîtrise l’italien, je devais me charger aussi de tout réserver (restaurants, visites etc…)”. A ce travail conséquent avant et pendant le voyage, on peut aussi ajouter que la pandémie a forcé à annuler en 2020 et en 2022 le voyage peu de temps avant le départ. Pénible! M. Braeckmans ayant envie de concrétiser d’autres projets cette année a donc décidé de ne pas rempiler dans l’organisation d’un voyage.

Pourquoi continuer à s’impliquer dans ces voyages ?   

“Parce que c’est dans mon tempérament” et le professeur de m’expliquer que, déjà à l’université il ne pouvait s’empêcher de s’impliquer dans plein de choses. Il ajoute que, malgré tout, le voyage rhéto, c’est agréable pour les profs : cela permet de rencontrer les gens dans un cadre autre que scolaire et de tisser des liens de personne à personne.  

Est-ce que les profs accompagnants peuvent exercer une influence sur la destination du voyage, comment choisi-t-on cette destination ? 

L’interviewé répond qu’il est important de comprendre que, pour qu’un voyage ait lieu, le prof organisateur doit bien connaître la destination. Par exemple, M. Collard connait très bien la Croatie tout comme M. Braeckmans connait bien l’Italie. Une autre destination que connait bien M. Collard est Prague, il est donc possible que de futurs voyages rhéto soient organisés là-bas. En conclusion, il faut un prof organisateur qui est bien renseigné sur le pays de destination et ce dernier va chercher d’autres profs qui ne doivent pas spécialement connaître la destination pour l’épauler. C’est d’ailleurs le cas de M.Braeckmans qui ne connait absolument pas la Croatie.  

En parlant d’organisation, est-ce que les élèves pourront choisir les activités pour les voyages rhéto ?  

“Il ne faut pas oublier que nous sommes responsables des élèves durant le voyage et c’est pour cette raison que les activités sont organisées bien à l’avance ! I On ne peut pas se permettre de laisser les élèves libres de faire ce qu’ils veulent pendant 24h. Mais si le futurs rhétos veulent faire une activité spécifique à l’endroit où ils vont, c’est un projet qui doit se lancer dès la 5ème. Dans ce cas, les élèves portant le projet doivent aller voir l’organisateur du voyage avec leur(s) idée(s) : cet adulte est le premier filtre qui pourra indiquer si le projet est faisable ou pas, ensuite les élèves doivent aller voir le responsable de l’agence de voyage pour voir si on peut arranger la chose. Il y donc deux filtres à passer. »  

Mr Braeckmans me confie aussi que cela ne lui était jamais arrivé que des élèves viennent le voir avec un projet. Donc à travers cet article, je lance un appel aux 5ème : « n’ayez pas peur de proposer des choses pour avoir un voyage inoubliable à l’occasion de votre dernière année ! » 

Enguerrand de Salle 

Une exposition d’Art made in MARTIN V

Ce dimanche 13 novembre après-midi à Tourinnes-la-Grosse n’est pas comme les autres. Une foule de passants se pressent sur les routes pavées menant aux différentes expositions d’artisans. Des jeunes, des moins jeunes, en famille ou entre amis, tous impatients de découvrir les œuvres d’art exposées. Parmi celles-ci, nous nous sommes particulièrement intéressés aux productions des 5e et 6e de l’Option Art du Lycée Martin V, qui exposent rue de la gloriette. 


 
Nous avons rencontré Edith, élève de 5e et Apolline, élève de 6e (et grande sœur de la journaliste), qui accueillent en ce jour les visiteurs dans une grange reconvertie pour l’occasion en salle d’exposition. 
 

Apolline nous raconte le début du projet:

” Nos profs d’art (Charlotte Naber et Adèle Dupret) nous ont proposé comme début de projet que ce soit centré autour du même thème : les fondations. C’est surtout centré sur l’architecture à part entière. Et c’est pour ça que chacun a pu interpréter ce thème différemment. Pour commencer le projet, on a écouté un enregistrement, qui a été créé à partir de ce lieu-ci, sans que nous le sachions. Chacun a pu interpréter certains éléments de la bande-son ou certains détails comme il l’entendait pour enfin créer sa propre œuvre. “ 
 
 
Lors de l’exposition de ce dimanche, Edith et Apolline ont reçu pas mal de visiteurs, comme nous l’explique Edith.

“Donc aujourd’hui on a eu quand même pas mal de monde, pour l’instant 120 personnes (il est 16h30), donc c’est pas mal. Vu que les autres jours, de ce qu’on nous a rapporté, il y a eu une quinzaine de personnes. Et les gens ont bien aimé les constructions. C’était chouette d’expliquer.  Il y a même eu des comparaisons avec de grands artistes et c’était plutôt flatteur. “ 

Au total, ce seront plus de 170 visiteurs qui seront venus admirer les réalisations des élèves du Lycée, ce dimanche 13 novembre. 

Pour vous donner un aperçu, j’ai envie de vous partager deux œuvres qui m’ont conquise. D’abord, cette petite table apéro transformée en maison. 

Artiste : Solène 


On nous explique la démarche derrière l’oeuvre : “Ici l’artiste a essayé d’enlever à cette table d’apéro son but originel afin d’en faire une œuvre, une architecture. A côté se trouve son dessin qui est sa source d’inspiration pour l’ambiance et pour la perception de ce nouvel environnement.” 

Ensuite, cette œuvre à plusieurs niveaux m’a beaucoup intriguée. 

Artiste: Emma  

Voici l’explication que nous avons reçue : “C’est un d’enchevêtrement d’idées, d’éléments qu’elle a perçu dans l’audio. Elle a fait des liens avec ses objets en vracs : cette oreille, cet œil et tout ce qui les reliait pour percevoir d’une autre manière ces éléments enchevêtrés.” 

Cette exposition m’a impressionnée par la diversité des œuvres présentées et la multitude des matériaux utilisés et l’imagination des artistes ; comment à partir d’un enregistrement, on pouvait créer des choses d’un autre univers, comme des sculptures, des peintures, des dessins ou des constructions. Les élèves du Lycée ont vraiment du talent. 

N’hésitez pas à venir admirer leurs oeuvres et d’autres expositions si vous avez le temps. Rendez-vous rue de la gloriette à Tourinnes-la-Grosse dans le cadre des fêtes de la Saint-Martin. Le programme complet est ici : https://tourinnes.be

Ne tardez pas, c’est jusqu’au 27 novembre ! 

Article et photos par Angéline Thiry 

Elles sont bizarres nos classes ?

Intriguées par quelques choix esthétiques, nous avons décidé d’arpenter nos classes pour découvrir les décos particulières du Lycée ! Et on en a trouvé !

Une enquête photographique de Diane Plasschaert et Anissa El Bouhali.

Au feu les pompiers, y a les 2E qui brûlent !

L’année 2016 a laissé des traces chez les 2H… et on se souvient d’eux et d’elles ?

Quand le prof dit  » Nous allons faire une activité pour mieux se connaitre ! « … qu’il l’a fait … et que ça reste !

Oh non, papy a oublié sa télé à l’école!

Fais quand même gaffe si tu t’assieds en-dessous.

Défi du jour : compter le nombre de tableaux de ce genre au LMV!

Renommons les classes Pilotes en classes Papotes.

Voici une citation du top 20 des phrases préférées des adultes.

Et maintenant voici une citation du top 10 !

Un magnifique paysage dans une salle de classe austère.

Deuxième défi (plus classique) : retracer l’Histoire!

Activez la Brabançonne !

Mondial : Rencontre avec deux engagées

Le ByBiSix est allé à la rencontre de deux jeunes engagées du Lycée : Alicia et Juline, qui font partie du groupe OxfAmnesty. Depuis la rentrée de novembre, elles organisent des animations, à toutes les récrés de 10h au Biéreau, pour sensibiliser à la coupe du monde au Qatar. 

Comment avez-vous entendu parler de ce qui se passe au Qatar ? 

Juline : Des professeurs ont amené le sujet. Notamment Monsieur Fiasse, Monsieur Hainaut, Mme Vermeyen et Madame Rahir. Ils nous ont proposé le projet, il y a déjà un an. On a ensuite eu des réunions avec eux, on a creusé le sujet, on s’est documenté sur le site d’Amnesty, etc. 

Qu’est-ce qui vous motive dans ce projet ? 

Alicia : sensibiliser, faire bouger les choses, même si c’est compliqué. En parler c’est déjà un changement.  

Pourquoi cette cause vous touche-t-elle ? 

Alicia : C’est l’humanité qui est touchée. Il y a eu beaucoup de morts. C’est encore plus choquant que ce soit un évènement aussi grand et conséquent ; tout le monde est au courant mais personne ne fait rien et on va quand même regarder les matchs. Ça leur fait donc plein de thunes alors que beaucoup de vies ont payé pour ce projet et il y aussi le climat qui va être bien impacté, avec la climatisation du stade notamment. 

Etes-vous satisfaites de l’accueil que les élèves réservent à vos activités ?

Juline et Alicia : Je pense que les gens ne comprennent pas trop et certains ne sont pas très respectueux. Il y en a, durant l’action, qui ont shooté dans la balle extrêmement fort alors qu’on était derrière à tenir les goals, ils veulent se montrer. En fait, ils sont plus venus pour s’amuser que par intérêt au sujet. Il y en a même qui sont venus critiquer l’animation, ils nous ont dit “Vous savez ça ne sert à rien ce que vous faites” pour ensuite shooter la balle de l’autre côté de la cour. Ou certains nous disent “On n’en a rien à foutre” quand on passe dans les groupes. Mais c’est seulement quelques personnes, généralement ça se passe bien. 

Est-ce que vous pensez que la répétitivité de vos actions à propos du Qatar permet d’être plus sensibilisé ? 

Juline : On a commencé le projet l’année passée, on avait fait un quizz et les élèves avaient beaucoup aimé. Je pense que, cette année, c’est une piqure de rappel. C’est positif mais le fait que ce soit tous les jours commence à gonfler les élèves.  C’est peut-être trop oppressant. 

Oxfamnesty propose d’autres actions dans l’école ; n’hésitez pas à vous couper une mèche de cheveux en soutien aux femmes iraniennes ! Près du bureau de la direction, vous pouvez les déposer.

Il y a aussi leur compte instagram oxfamnesty_lmv à suivre !

Une interview de Solène Verjans

CP : vos délégué·e·s (de niveaux) ont des idées ! 

Ce lundi 14 novembre, le ByBiSix a assisté au conseil de participation pour vous rapporter ce que vos délégué·e·s y défendent comme projets…

Eléonore Colaux- 4èmes : un distributeur de serviettes hygiéniques placé directement dans les toilettes. 

Evidemment, aujourd’hui, l’accueil (sur chaque site) possède ses petites réserves pour aider au “cas où” mais Eléonore précise que certaines filles ne sont pas à l’aise avec cette démarche… Placer des protections hygiéniques dans les toilettes résoudrait ce problème. Une équipe de volontaires, déjà formée, s’occuperait de l’approvisionnement des distributeurs. Le projet débuterait à petite échelle dans le bâtiment des 4-5-6 et, si tout fonctionne bien, il serait étendu. Même si quelques réserves ont été émises du côté des parents concernant le contrôle de ces boîtes (comment éviter les abus ?), le projet a été validé et verra le jour dès janvier. 

Eléonore Colaux- 4èmes : un bal de 2èmes pour compenser celui perdu lors de la pandémie. 

La représentante des 4èmes joue ici pleinement son rôle de représentation car elle nous a avoué (avant le CP) ne pas ressentir le manque de ce bal… vu qu’elle n’était pas au Lycée en 2èmes ! Le projet a été avalisé mais il doit encore être discuté avec le directeur adjoint du Biéreau, notamment pour déterminer une date et pour trouver un·e enseignant·e encadrant le projet.

Arthur Collet – 5èmes : customiser les toilettes au Biéreau. 

Pour défendre ce projet (qu’il avait déjà en tête l’an passé…), Arthur avait réalisé un power point, qu’il a dû présenter directement depuis son ordinateur car le CP n’avait pas la clé du projecteur!

Cette customisation des WC est ouverte à toutes et tous. L’inscription se ferait aux valves. Contrairement aux autres projets présentés, le coût est assez flou car il varierait en fonction des matériaux utilisés. Comme pour le distributeurs de protections hygiéniques, on avancerait pas à pas et les premières toilettes visées seraient celles du –1 du bâtiment des 4-5-6, car ce sont les plus grandes et les plus fréquentées. Pour ne pas que ça parte dans tous les sens, des thèmes seraient imposés (ex: décoration florale, dessins animés,…).  Le projet a été validé.

Enguerrand de Salle et Lucie Delacroix – 6èmes : un carnaval des élèves. 

L’idée est que les élèves viennent déguisé·e·s en classe le vendredi précédent le congé de “carnaval”! Attention, petite précision tout de même, on ne peut pas venir avec un déguisement qui nous empêcherait de suivre les cours.  Les déguisements minimalistes seraient tout à fait acceptés (ex: un chapeau rigolo) et, si vous n’avez pas envie de vous déguiser, alors vous ne le faites pas ! Le CP a besoin d’un délai supplémentaire pour valider ou non cette activité car les professeur·e·s estiment ne pas pouvoir s’exprimer au nom de leurs collègues sur ce point sans les consulter. En effet, il semblerait qu’il s’agisse d’un sujet délicat en raison de débordements dans le passé. Mme Dromelet  clôt le sujet en annonçant que la direction demandera au conseil d’entreprise (CE) de se positionner sur ce point car cela touche les conditions de travail. 

Enguerrand et Lucie n’ont pas eu le temps de présenter le second projet des rhétos. Ce sera chose faite lors de la réunion de janvier du CP.

Emilie Roose – 2èmes : un pull d’école pour les 50 ans du Lycée. 

Cette idée est aussi reportée au prochain CP. 

Nos délégués et les étudiants qu’ils représentent ont, c’est sûr, beaucoup d’idées ! L’association des parents soutient ces projets et lancent un appel à projets avec un budget à la clé.

Clara Veithen.

VIDÉO Cabaret/coulisses : « avant ou après la scène »

Ce dimanche 13 novembre, votre BybiSix était dans les coulisses du cabaret, derrière le rideau de la scène (enfin presque) : il a tendu son micro à quelques artistes… stressé·e·s ou excité·e·s.

Désolée, une fausse manipulation nous a fait perdre cette vidéo!

Une vidéo de Clara Veithen et Clarisse Thiéry

Chronique d’une élève de première.

Après le témoignage sur sa rentrée, nous retrouvons cette élève de première dans la découverte du secondaire. Pour lui permettre d’être la plus libre possible dans ses propos, nous garderons son identité anonyme.

Chapitre 2 : Le premier bulletin.

Depuis plus de deux semaines, on s’applique aux contrôles sachant que tout compte pour notre bulletin. Notre PREMIER bulletin, le plus important. Non pas pour les raisons dont l’école vous baratine les oreilles, mais parce que ça sera celui auquel les parents feront le plus attention, en concurrence avec celui de décembre et de juin. Le jour des bulletins, on est tous un peu tendu. La plupart voudrait repousser cette date maudite le plus longtemps possible. Une autre partie, plus petite certes, mais tout aussi stressée, voudrait l’avoir le plus vite possible, pour connaître ses points et arrêter de s’inquiéter. Quand le prof arrive, on se regarde en haussant les sourcils devant son absence de réaction. Il commence son cours, l’air de rien, et on attend en se demandant quand arrivera le moment fatidique. Un élève, n’en pouvant plus, lève la main pour demander : “Quand aurons-nous nos bulletins ?” Il répond simplement “A la fin du cours, maintenant reprenons…”

A la suite de cette simple phrase, une impatience nouvelle fait son apparition. Plusieurs élèves soupirent. La fin du cours se passe dans une ambiance de plus en plus tendue. Des regards inquiets et même parfois paniqués sont échangés. Le cours perd presque complètement de son intérêt. Quelques minutes avant la sonnerie, enfin, il distribue les bulletins sans faire de commentaires. Une simple formalité. On découvre des points pour le moins surprenants pour certains. Des sourires et des sourcils froncés se dessinent sur les visages des élèves. On se lève comme un seul homme et on se disperse pour trouver les camarades de classe avec lesquels on est pressé de partager nos résultats. Les commentaires des profs sont criés à travers la salle de classe, avec pour destinataire les amis. Instantanément, la pression disparait de nos épaules. Et même si on a les pires points imaginables, ils sont donnés et on ne pourra les changer qu’au bulletin suivant.

Ce soir-là, à la maison, certains s’écrouleront sur leur lit, en poussant un long soupir. Cette journée fatigante est ENFIN finie. A nous les vacances !

VIDÉO cabaret : les organisatrices se confient…

Alors que, ce mercredi 9 novembre, elles étaient dans le rush des répétitions générales, Adèle et Héloïse, 2 des 3 organisatrices du cabaret, nous ont accordé quelques minutes de leur temps si précieux.

ITW et montage de Clarisse Thiéry. Images de Sean Welsby.