Vendredi 13 : certains évitent de sortir… la GreenTeam, elle, a carrément poussé les portes du parlement wallon, à Namur.
Dûr dûr le réveil à 6h00, eh oui, ça ne chôme pas à la GreenTeam. Après un long périple en train de … 40 min, notre groupe constitué de 3 élèves de 4ème, 4 de 5ème et 3 professeurs a dû courir un marathon sous la pluie avec pour devise “SUIVEZ LES AUTRES, ils ont l’air de savoir où ils vont eux ! ” Nous arrivons finalement au parlement wallon et, tels des criminels, on nous fouille. Des objets en tous genres sont sortis des poches et des sacs.
Accueillis ensuite comme des ministres avec jus de pomme, thé, café et fruits, nous débutons par une petite visite de la salle archéologique ( il y a apparemment pleins de vestiges de l’ancien hospice mais ils étaient visiblement bien cachés car nous n’avons pas réussi à les voir), ainsi que les archives et les salles de commissions. Pendant ces visites, on nous a expliqué le fonctionnement du parlement. Nous avons eu la grande chance (pour un vendredi 13!) de rencontrer des députés, échanger avec eux et leur poser des questions -on a même une photo avec Céline Tellier, députée et ex-ministre écolo.

Mais bon, tout ne pouvait pas bien se passer, un vendredi 13. Le ministre de l’Environnement que nous étions venus voir, Yves Coppieters, était aux abonnés absents. Nous n’avons donc malheureusement pas pu poser toutes nos questions. On nous a promis qu’il serait présent l’année prochaine, quand nous retournerons pour présenter un projet de loi. On espère qu’il sera là car nous aimerions bien savoir si certaines reformes mise en place vont influencer l’environnement dans le bon sens !
Nous avons aussi pu nous mettre dans la peau des députés (genre, sur leurs sièges !) pour nous présenter aux parlementaires et aux autres éco-teams, qui venaient des quatre coins de la Wallonie. Nous avons révisé notre cours de géographie, en découvrant l’existence de villes, comme celle de Kain !
Saviez-vous qu’à chaque fois que l’on prend la parole, tous les écrans de la salle affichent notre visage ? (Il ne faut pas avoir peur d’être regardé, on parle d’expérience). On a pu essayer les boutons de votes, à deux doigts de faire passer une réforme ! La représentante du ministre et deux autres députés nous ont fait une démonstration d’un débat sur une question d’actualité, les pesticides. Ils avaient un minutage de 2min maximum pour leurs interventions et s’ils dépassaient trop le temps accordé le président de la séance leur faisait comprendre qu’ils devaient arrêter. Pour ne rien vous cacher. Tout ce qu’on a retenu, c’est que ça a failli en venir aux mains. Imaginer un peut, deux adultes habillés en costard cravate de parti politique opposé qui débattent sur un sujet, forcément ça n’y va pas avec le dos de la cuillère.
Nous aurons au moins appris les bases pour devenir un bon politicien, à savoir : l’éloquence, l’argumentation, savoir utiliser un micro, s’habiller en costard-cravate, l’art du passif-agressif, et le plus important ; celui d’éteindre son adversaire en deux phrases.
Nous sommes rentrés avec plein de nouvelles idées en tête, une vision plus éclairée sur le système parlementaire régional et le sentiment d’être encouragés dans nos actions.
Nous avons hâte d’y retourner l’année prochaine pour présenter un vrai projet de loi, et faire entendre notre voix.
Zia Servais, Amalia Porcel Moya, Pauline Servaes
