M. Braeckmans est professeur de Français et anciennement organisateur du voyage en Italie. Un voyage qu’il a décidé de ne pas organiser cette année tout en continuant, toutefois à encadrer, les voyages rhéto puisqu’il part en Croatie. Nous l’avons rencontré.
Pourquoi avoir abandonné ce voyage en Italie pour se tourner vers la Croatie avec Vivian Collard ?
Yoachim Braeckmans explique qu’être adulte organisateur d’un voyage est une énorme charge administrative et spécialement pour le voyage en Italie, une destination très chère surtout pendant la période de Pâques car, durant cette fête religieuse, les prix des hôtels explosent. Il faut donc, pour que les prix des voyages rhétos restent plus ou moins équivalents, limiter les prix des diverses activités et, par conséquence, diminuer la qualité du voyage en général. De plus, pour éviter de débourser trop d’argent pour avoir des guides, “je devais jouer ce rôle et donc étudier certaines villes afin de pouvoir en faire la visite. De plus comme peu de personnes parlent Anglais en Italie, et que je maîtrise l’italien, je devais me charger aussi de tout réserver (restaurants, visites etc…)”. A ce travail conséquent avant et pendant le voyage, on peut aussi ajouter que la pandémie a forcé à annuler en 2020 et en 2022 le voyage peu de temps avant le départ. Pénible! M. Braeckmans ayant envie de concrétiser d’autres projets cette année a donc décidé de ne pas rempiler dans l’organisation d’un voyage.
Pourquoi continuer à s’impliquer dans ces voyages ?
“Parce que c’est dans mon tempérament” et le professeur de m’expliquer que, déjà à l’université il ne pouvait s’empêcher de s’impliquer dans plein de choses. Il ajoute que, malgré tout, le voyage rhéto, c’est agréable pour les profs : cela permet de rencontrer les gens dans un cadre autre que scolaire et de tisser des liens de personne à personne.
Est-ce que les profs accompagnants peuvent exercer une influence sur la destination du voyage, comment choisi-t-on cette destination ?
L’interviewé répond qu’il est important de comprendre que, pour qu’un voyage ait lieu, le prof organisateur doit bien connaître la destination. Par exemple, M. Collard connait très bien la Croatie tout comme M. Braeckmans connait bien l’Italie. Une autre destination que connait bien M. Collard est Prague, il est donc possible que de futurs voyages rhéto soient organisés là-bas. En conclusion, il faut un prof organisateur qui est bien renseigné sur le pays de destination et ce dernier va chercher d’autres profs qui ne doivent pas spécialement connaître la destination pour l’épauler. C’est d’ailleurs le cas de M.Braeckmans qui ne connait absolument pas la Croatie.
En parlant d’organisation, est-ce que les élèves pourront choisir les activités pour les voyages rhéto ?
“Il ne faut pas oublier que nous sommes responsables des élèves durant le voyage et c’est pour cette raison que les activités sont organisées bien à l’avance ! I On ne peut pas se permettre de laisser les élèves libres de faire ce qu’ils veulent pendant 24h. Mais si le futurs rhétos veulent faire une activité spécifique à l’endroit où ils vont, c’est un projet qui doit se lancer dès la 5ème. Dans ce cas, les élèves portant le projet doivent aller voir l’organisateur du voyage avec leur(s) idée(s) : cet adulte est le premier filtre qui pourra indiquer si le projet est faisable ou pas, ensuite les élèves doivent aller voir le responsable de l’agence de voyage pour voir si on peut arranger la chose. Il y donc deux filtres à passer. »
Mr Braeckmans me confie aussi que cela ne lui était jamais arrivé que des élèves viennent le voir avec un projet. Donc à travers cet article, je lance un appel aux 5ème : « n’ayez pas peur de proposer des choses pour avoir un voyage inoubliable à l’occasion de votre dernière année ! »
Enguerrand de Salle

Au lieu de « Pourquoi il a dit non », je rebaptiserais cet article « Pourquoi il a dit oui à la photo. »