Après le témoignage sur sa rentrée, nous retrouvons cette élève de première dans la découverte du secondaire. Pour lui permettre d’être la plus libre possible dans ses propos, nous garderons son identité anonyme.
Chapitre 2 : Le premier bulletin.
Depuis plus de deux semaines, on s’applique aux contrôles sachant que tout compte pour notre bulletin. Notre PREMIER bulletin, le plus important. Non pas pour les raisons dont l’école vous baratine les oreilles, mais parce que ça sera celui auquel les parents feront le plus attention, en concurrence avec celui de décembre et de juin. Le jour des bulletins, on est tous un peu tendu. La plupart voudrait repousser cette date maudite le plus longtemps possible. Une autre partie, plus petite certes, mais tout aussi stressée, voudrait l’avoir le plus vite possible, pour connaître ses points et arrêter de s’inquiéter. Quand le prof arrive, on se regarde en haussant les sourcils devant son absence de réaction. Il commence son cours, l’air de rien, et on attend en se demandant quand arrivera le moment fatidique. Un élève, n’en pouvant plus, lève la main pour demander : “Quand aurons-nous nos bulletins ?” Il répond simplement “A la fin du cours, maintenant reprenons…”
A la suite de cette simple phrase, une impatience nouvelle fait son apparition. Plusieurs élèves soupirent. La fin du cours se passe dans une ambiance de plus en plus tendue. Des regards inquiets et même parfois paniqués sont échangés. Le cours perd presque complètement de son intérêt. Quelques minutes avant la sonnerie, enfin, il distribue les bulletins sans faire de commentaires. Une simple formalité. On découvre des points pour le moins surprenants pour certains. Des sourires et des sourcils froncés se dessinent sur les visages des élèves. On se lève comme un seul homme et on se disperse pour trouver les camarades de classe avec lesquels on est pressé de partager nos résultats. Les commentaires des profs sont criés à travers la salle de classe, avec pour destinataire les amis. Instantanément, la pression disparait de nos épaules. Et même si on a les pires points imaginables, ils sont donnés et on ne pourra les changer qu’au bulletin suivant.
Ce soir-là, à la maison, certains s’écrouleront sur leur lit, en poussant un long soupir. Cette journée fatigante est ENFIN finie. A nous les vacances !
