Leçon 5 du « vocabulaire jeune »

« Espèce de poukave ! T’as dit que j’avais volé de la moula dans le sac de Francine. Maintenant j’suis en PLS à cause de toi. »

 
Poukave/poucave : C’est une personne qui dénonce, qui balance des informations sur quelqu’un ou quelque chose, qui ne tient pas sa langue intentionnellement ou pas. Synonyme : un fayot, un cafteur. 

Le mot “poukave” vient de la culture Rom, des Gitans qui vivent en Europe et en Asie. Leur langue, le romani, est une langue originaire du nord de l’Inde. La racine de poukave est “poukh”, qui est tiré du verbe “Poukhar” qui signifie : avouer, trahir, balancer, cafter, rapporter,… 
On trouve également le terme “Boucave”. 

Moula : Nous avons trouvé deux origines différentes à ce terme que nous vous partageons ici. 

D’abord, pour la plupart des jeunes, la “moula”, c’est l’argent !  
Pour certains, « Mula » vient du français “mule”, dans l’hypothèse où l’animal servait de monnaie d’échange. L’expression issue de la rue signifie alors faire du cash ou de l’argent. 
Pour d’autres sources, ce serait dans les années 1930 que le mot “moula” serait né aux États-Unis. Dans l’argot américain, “moola” signifie l’argent, ou plus familièrement “le fric” ou “le cash”. On peut également l’écrire “moolah”. 

Cependant, il existe à côté de cette utilisation courante, l’usage d’une expression. Ainsi, lorsqu’une personne dit « Je vais te mettre la Moula », nous vous conseillons vivement de prendre vos jambes à votre cou car son intention n’est nullement de vous donner de l’argent mais bien de vous battre, de prendre le dessus sur vous avec ou sans humiliation.  

En PLS : Cette expression qui signifie « je suis mal », « je ne me sens pas bien » vient à l’origine du monde médical et sont les initiales de “Position Latérale de Sécurité”, qui consiste à placer une personne inconsciente sur le côté pour éviter qu’elle ne s’étouffe.  

Par exagération, l’expression est souvent employée aujourd’hui sans qu’il ne soit nécessaire d’appeler l’ambulance pour autant.  Par exemple, “je viens de passer mon examen EDM et c’était trop dur, je suis en PLS ». On peut également l’employer en parlant d’une maladie : “Je suis en PLS, j’ai trop mal au ventre. Je crois pas que je vais venir à l’école aujourd’hui.” 

Voici quelques petits conseils pour une utilisation pertinente et digne : 

Dans la salle des profs : « T’es qu’une poucave, t’as dit à la direction que je regardais mon gsm quand je surveillais la 4B. « 

En classe : « Tu m’as bien entendu, Robert ?! Je vais te mettre la moula si tu ne me rends pas ton devoir avant lundi ! » 
 
Au téléphone, chez soi : « Je suis en PLS, Mireille, j’ai pas encodé les points de la 6H et il est 18h02.  » 

Une explication d’Angéline Thiry

Laisser un commentaire