“Le Château ambulant : magique !”

Une critique d’Emma Ngoie.

“Le château ambulant” est un film animé japonais que je trouve magique. Magique car ce film nous marque par ses personnages, son atmosphère, son histoire. Son auteur, Haya Miyazaki, récompensé, à plusieurs reprises pour ses créations, a su produire une animation touchante et particulière. Avec le “château ambulant”, il adapte le roman “le château de Hurle” de l’autrice britannique, Diana Wynne. C’est certainement pour cette raison que les personnages évoluent dans un décor très “européen” : on se croirait dans une petite ville bavaroise du début du 20ème siècle. Nous sommes “en réalité” dans le royaume d’Ingary, peuplé de sorciers et de sorcières dont la plus puissante et le plus horrible est la « sorcière des landes ». Celle-ci est en concurrence avec Hauru, un sorcier à l’apparence androgyne, qui vit dans le fameux château ambulant, amoncèlement de bois et de ferrailles ayant la capacité de se déplacer par sa seule volonté.

Le premier personnage que l’on rencontre est la jeune Sophie. Aînée de la famille, elle a dû reprendre, à la mort de son père, la modeste chapellerie de ce dernier. Un jour, Sophie sort pour aller rendre une visite à sa sœur mais elle se fait harceler par deux militaires qui essayent de la séduire. Grâce à l’aide d’un jeune homme mystérieux. Sophie peut s’échapper de cette situation et partage un moment enchanteur avec lui. Mais cette rencontre attise la jalousie de la Sorcière des Landes, qui maudit Sophie, laquelle doit désormais vivre dans le corps d’une femme de nonante ans ! Sophie fuit alors son foyer et se voit embarquée, par hasard (?), dans le château ambulant. Elle y retrouve son sauveur, qui se révèle être Hauru et comprend que le jeune sorcier a besoin d’aide pour vivre en paix… La suite, à vous de la découvrir ! L’anime est disponible sur Netflix.

Au fil de cet animé, vous pourriez, comme moi, espérer que Sophie et Hauru puissent vivre dans notre monde ou…même espérer vivre une histoire d’amour aussi fabuleuse que la leur ! Parce qu’en soit l’amour n’est-il pas la plus belle des choses qui nous permet de toujours nous dépasser ? Sophie se bat tout le long du film à la fois pour elle-même et pour sa relation (malgré la difficulté et ses propres doutes), elle ne recule pas devant la peur et affronte donc des obstacles difficiles et des situations compliquées. En regardant le film, on ne peut qu’admirer sa force et son courage. Ce qui m’a vraiment plu dans cet animé, c’est que contrairement à certaines histoires d’amour où les personnages tombent directement amoureux, dans “le château ambulant”, Sophie et Hauru traversent des expériences qui leur ont permis de se découvrir et de renforcer leur amour, ce qui est plus réaliste et qui donc nous permet aussi de s’attacher à ces deux personnages. C’est aussi une aventure qui a permis à Sophie à s’aimer ; c’est un long chemin qu’elle mène vers son acceptation et on ne peut être qu’admiratif.

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