Quelles solutions contre les tags ?

“Si on laissait aux élèves la liberté de customiser eux-mêmes les toilettes ?”  Cette question, Arthur Collet, délégué de niveau des 4èmes, a eu l’occasion de la soumettre devant le conseil de participation, le 7 mars dernier. Arthur réagissait à la demande formulée par le directeur, M. Dejemeppe, de trouver des solutions pour lutter de manière efficace contre les tags au Lycée. Selon Arthur, son idée pourrait permettre d’éviter les tags car « on n’irait pas saccager le travail par-dessus si on sent que cela nous appartient. Il y aurait plus un rapport d’inclusion.” 

Mais de quels tags parle-t-on au juste ? Les graffiti qui posent problème à la direction sont sur le site du Biéreau, où on les retrouve en nombre.  Il s’agit essentiellement de signatures (pas des noms plutôt des pseudos comme Zwave ou Pose). Ils sont dans les toilettes des garçons, dans la salle de sport, dans le réfectoire et sur les murs à l’extérieur. (Notre équipe du ByBiSix en a repéré deux dans la ville également). 

Ces tags, un homme, au Lycée, les traque activement depuis deux ans, Marc Vaerman, le responsable technique des bâtiments.  Il les repère et les classe dans un dossier photos. Son objectif ? : “Prendre le·la tagueur·se sur le fait. C’est la deuxième année qu’on retrouve ces tags. Ils apparaissent souvent en fin de journée ou pendant les heures de midi, quand il y a beaucoup de monde. Ce modus operandi nous laisse à penser qu’il s’agit d’un·e élève et non d’une personne extérieure. »  Il y a quelques jours, l’ensemble des professeur·e·s a été invité à ouvrir l’œil. 

Photo du ByBiSix

Pourquoi un tel investissement ?  “Les tags, ça coute de l’argent !” nous explique Marc Vaerman. “Pour les tags à l’extérieur, par exemple, on faisait appel à une société. Le contrat annuel était de 15 000 à 25 000 euros/an. Une dépense excessive. On n’a pas renouvelé… Mais si on ne nettoie pas tout de suite, c’est l’escalade : les auteurs·trices se répondent.” Et Marc Vaerman de faire remarquer que “l’argent dépensé pour nettoyer pourrait être utilisé pour le collectif, pour refaire de belles classes par exemple !” 

La dégradation des bâtiments et l’impact qu’elle a sur le travail du personnel d’entretien, c’est ce qui motive Damien Dejemeppe à « mettre la main » sur l’auteur·trice des inscriptions.

“je ne sanctionne pas si les tagueurs·ses viennent me voir d’eux-mêmes.

Contacté par nos soins, le directeur renouvelle ainsi l’offre formulée lors du conseil de participation : “je ne sanctionne pas si les tagueurs·ses viennent me voir d’eux·elles-mêmes. Ils ne risquent rien même celui·celle qui a fait des tags partout… mais l’idée est que l’on cherche ensemble une manière pour que les élèves puissent s’exprimer sans abimer les locaux et bâtiments.” 

Un article de Cyanne Irakoze et de Gaspar Lambert (avec l’aide de Stéphanie Villers)

Le conseil de participation est un organe consultatif qui réunit la direction, des représentant·e·s des professeur·e·s, les délégué·e·s de niveau  et des représentant·e·s des parents.

Un avis sur « Quelles solutions contre les tags ? »

  1. C’est cool mais se qui est chouette dans se genre de tague c’est le fait d’être anonyme, de le faire en secret etc

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