Pour répondre à cette question, le ByBiSix est parti à la rencontre de trois lycéen(ne)s étudiant à l’étranger : Nelle, élève du Lycée qui a réalisé un échange au pays de l’Oncle Sam cette année et Marion et Sébastien, deux lycéens français. La règle vestimentaire dans les écoles étrangères (mais occidentales) est-elle si différente de la nôtre ?
Une enquête d’Enguerrand de Salle
Dans l’école américaine de Nelle, la règle vestimentaire est aussi assez floue et n’est expliquée oralement qu’au début de l’année. Certains points se rapprochent des nôtres : pas de croc-top ni de décolleté trop plongeant pour les filles. Du coup, comme chez nous, les remarques sont assez subjectives car elles varient selon les différents professeurs et personnes responsables. Un prof pourra trouver votre tenue décente tandis qu’un autre pourra la trouver offensante et vous « dresscoder » (rappeler à l’ordre au niveau du code vestimentaire). Malgré les remarques, les élèves continuent à violer la règle, ce qui traduit un manque d’efficacité de ce genre de système. Comme souvent, les règles vestimentaires touchent plus les filles et ces dernières ne sont parfois pas d’accord avec ce dresscodage. Mais, les délégués n’existant pas, les élèves ont donc du mal à se faire entendre même si divers bureaux de plaintes sont mis en place dans l’établissement. Enfin, contrairement à notre école, les joggings/leggings sont admis ainsi que le jeans à trous, ce qui donne parfois l’impression que les élèves sont «restés en pyjama ».
En France, le constat d’une règlementation floue est la même qu’aux USA mais le code vestimentaire est plus strict. Un élément diffère chez eux : les remarques désagréables sur le style des filles sont assez fréquentes m’a affirmé Marion. « Les garçons qui ne sont pas capables de tenir leur langue et qui ne sont pas assez matures pour comprendre que le problème ne vient pas du côté féminin mais du leur ne sont rien d’autre que des crétins. » tranche Marion. « L’inverse est vrai aussi même si les remarques adressées aux hommes sont plus rares ! »
Certes, notre échantillon d’exemples est mince… mais peut-être que s’inspirer des autres écoles n’est pas la solution : et si on innovait au Lycée ?
